Vladimir Poutine élu personnalité de l'année par «Time»

MEDIAS Selon le magazine, le chef d'Etat russe a imposé la stabilité...

Avec agence

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Le président de la Russie Vladimir Poutine était déjà champion de judo et espion. Il est également la réincarnation de Saint-Paul, affirme une secte qui le vénère dans un village russe des bords de la Volga.
Le président de la Russie Vladimir Poutine était déjà champion de judo et espion. Il est également la réincarnation de Saint-Paul, affirme une secte qui le vénère dans un village russe des bords de la Volga. — Dmitry Astakhov AFP
Vladimir Poutine élu personnalité de l'année par un magazine américain... Tout est possible avec «Time», coutumier de la provocation dans ce domaine. Poutine «a imposé la stabilité à une nation qui en rarement connu et ramené la Russie à la table des puissants de ce monde», explique ce mercredi le magazine américain pour justifier son choix.

«Poutine n'est pas un boy-scout»

Dans un article intitulé «choisir l'ordre avant la liberté», le magazine rappelle qu'«être la personnalité de l'année du magazine "Time" n'est pas et n'a jamais été un honneur». «Ce n'est pas un soutien, ce n'est pas un concours de popularité», souligne le magazine qui tend plutôt avec ce classement à désigner les personnes ayant joué un rôle majeur sur la scène internationale.

«Poutine n'est pas un boy-scout. Ce n'est pas un démocrate selon les critères de l'Occident. Ce n'est pas un parangon de la libre expression», ajoute «Time». Cette reconnaissance est attribuée au chef de l'Etat russe pour avoir remodelé un pays qui avait «disparu de notre carte mentale», souligne un rédacteur en chef, Richard Stengel.

Hitler et Staline parmi les élus précédents

Les «élus» précédents comptent notamment dans leurs rangs Adolf Hitler, Joseph Staline, ou le président américain George Bush en 2004, un an après l'invasion de l'Irak. L'ancien dirigeant iranien, l'ayatollah Khomeini, avait été choisi en 1979, l'année du renversement du régime du shah d'Iran. Rudolph Giuliani, alors maire de New York, avait été élu en 2001, quelques semaines après les attentats contre le World Trace Center, mais certains membres de la rédaction avaient suggéré le nom du chef du réseau terroriste al-Qaïda, Oussama ben Laden.