La France prête à accueillir des Farc qui seraient libérés

COLOMBIE C'est ce qu'a indiqué François Fillon...

Avec agence

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Un ex-militaire de l'armée colombienne et otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxiste) depuis le mois de mars, Alexander Cardona, est décédé en captivité, a annoncé mercredi sa propre mère Ana Lucia Marin après en avoir été elle-même informée par le CICR.
Un ex-militaire de l'armée colombienne et otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxiste) depuis le mois de mars, Alexander Cardona, est décédé en captivité, a annoncé mercredi sa propre mère Ana Lucia Marin après en avoir été elle-même informée par le CICR. — AFP/Contravia
La France est prête à accueillir des guérilleros des Farc de Colombie qui seraient libérés en échange des otages de cette guérilla, a indiqué le Premier ministre François Fillon mercredi, journée de mobilisation en faveur de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt.

Une proche d'Ingrid Betancourt libérée

«Le président (colombien Alvaro) Uribe m'a indiqué qu'il souhaitait que la France puisse les accueillir. La France a indiqué qu'elle était disponible, avec d'autres pays européens et d'autres pays d'Amérique latine, pour le faire», a-t-il déclaré sur Europe 1 et RFI.

Les Farc proposent de libérer 45 de leurs otages, dont Ingrid Betancourt, en échange de l'élargissement de 500 de leurs membres actuellement détenus en Colombie. Mardi, ils ont fait un geste en annonçant qu'ils allaient libérer trois otages dont une proche d'Ingrid Betancourt, Clara Rojas.

La libération d'Ingrid Betancourt est «devenue maintenant une question mondiale», a affirmé François Fillon, insistant sur la responsabilité de Bogota. «Le président Uribe doit être celui qui doit permettre la libération d'Ingrid Betancourt. C'est plus important que tout pour lui et pour son pays. Je le lui redis aujourd'hui», a-t-il poursuivi.

«Plus qu'un léger espoir»

Le Premier ministre a jugé qu'il existait aujourd'hui «plus qu'un léger espoir» de voir libérer l'otage franco-colombienne, et qu'un «processus de négociation et de libération» se mettait en place. Il a notamment indiqué que «tous les chefs d'Etat d'Amérique latine sont mobilisés», et que le président Nicolas Sarkozy était «intervenu très puissamment auprès des Américains pour que (ceux-ci) appuient nos efforts dans la région».