Meurtre de Kim Jong-nam: La Corée du Nord sort de son silence et s'en prend à la Malaisie

COREE DU NORD L'agence officielle du régime accuse Kuala Lumpur d'être «le principal responsable» de ce décès...

M.C. avec AFP
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Kim Jong-Nam, en 2001 à Tokyo, et Kim Jong-Un, à Pyongyang le 9 mai 2016.
Kim Jong-Nam, en 2001 à Tokyo, et Kim Jong-Un, à Pyongyang le 9 mai 2016. — Shizuo Kambayashi, Wong /AP/SIPA

Dix jours après l’assassinat du demi-frère de Kim Jong-un à l’aéroport de Kuala Lumpur, les médias officiels nord-coréens sont sortis de leur silence jeudi, pour dénoncer l’attitude de la Malaisie dans cette affaire.

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Dans sa première dépêche sur le meurtre de Kim Jong-Nam, l’agence de presse officielle KCNA a accusé Kuala Lumpur d’être responsable de ce décès et de comploter avec la Corée du Sud. « La Malaisie est tenue de remettre le corps à la partie nord-coréenne, car elle a effectué une autopsie et un examen médico-légal de ce corps d’une manière illégale et immorale », indique une Commission nord-coréenne de juristes, dont les propos sont repris par l’agence.

« Le principal responsable de ce décès est le gouvernement de Malaisie »

La Malaisie n’a pas remis le corps aux représentants nord-coréens à Kuala Lumpur « sous le prétexte absurde » qu’une comparaison des ADN avec une personne de la famille du défunt est nécessaire, déclare KNCA dans une longue dépêche qui ne mentionne pas une fois le nom de Kim Jong-Nam.

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« Cela prouve que la partie malaisienne va politiser le transfert du corps dans un mépris total du droit international et de la moralité, et dans un but sinistre », écrit l’agence. « Le principal responsable de ce décès est le gouvernement de Malaisie car le citoyen de RPDC est mort sur son territoire », poursuit KCNA en citant les initiales de la République populaire et démocratique de Corée.

Alors que les images de vidéosurveillance montrent clairement Kim Jong-Nam approché par deux femmes, dont l’une l’attrape par-derrière et semble lui appliquer un morceau de tissu au visage, les autorités malaisiennes ont exclu tout problème cardiaque. Les enquêteurs travaillent sur l’hypothèse d’un produit toxique appliqué sur le visage de la victime.

L’empoisonnement ? Une « folle rumeur »

Dans sa dépêche, publiée en coréen et en anglais, KCNA attribue cependant aux « folles rumeurs » des médias sud-coréens la thèse d’un empoisonnement, et répète l’exigence nord-coréenne d’une enquête conjointe, soulignant que la Corée du Nord est prête à envoyer une délégation de juristes en Malaisie. « La RPDC surveillera l’attitude à venir de la partie malaisienne », indique KCNA.

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Les relations étaient jusqu’ici relativement bonnes entre la Malaisie et la Corée du Nord. Jusqu’à un millier de Nord-Coréens travaillent en Malaisie, et leurs revenus sont des sources de devises appréciables pour le pays reclus. La Corée du Nord importe du pétrole raffiné, du caoutchouc naturel et de l’huile de palme de Malaisie. Celle-ci lui achète des objets électriques et électroniques.