Irak: Les forces armées resserrent l'étau à Mossoul, dernier bastion de Daesh

GUERRE Il reste « quelque 2.000 » djihadistes dans la partie occidentale de Mossoul…

20 Minutes avec AFP
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Des combattants irakiens près de Mossoul, le 18 février 2017.
Des combattants irakiens près de Mossoul, le 18 février 2017. — AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Les forces irakiennes soutenues par des avions et des hélicoptères se sont rapprochées de la périphérie sud-ouest et de l’aéroport de Mossoul malgré la résistance de quelque 2.000 djihadistes de l’organisation de l’Etat islamique (EI).

L’opération lancée dimanche pour reprendre la moitié ouest de Mossoul a reçu le soutien du nouveau secrétaire américain à la Défense Jim Mattis, qui a effectué lundi sa première visite à Bagdad depuis l’entrée en fonction de l’administration Trump.

La partie orientale de Mossoul, séparée de la partie occidentale par le fleuve Tigre, avait été déclarée « totalement libérée » fin janvier, trois mois après le début de la vaste offensive militaire pour reprendre la deuxième ville d’Irak, conquise par l’EI en juin 2014.

« Quelque 2.000 » djihadistes toujours présents

Après avoir pris une quinzaine de localités, les forces fédérales ont atteint lundi le point de contrôle d’Akarab.

« C’est très important parce qu’il est considéré comme la porte sud de Mossoul », a déclaré à l’AFP le général Haider al-Mtoury, de la police, l’une des forces fédérales participant aux opérations.

Il a précisé que ses troupes étaient désormais à deux kilomètres de la périphérie de la ville malgré les actions de guérilla de l’EI comme les attentats suicides et les explosions de véhicules piégés.

Il reste « quelque 2.000 » djihadistes dans la partie occidentale de Mossoul, a indiqué lundi un responsable américain du renseignement. Leur nombre était estimé à entre 5.000 et 7.000 avant le début de la vaste offensive, le 17 octobre, pour reprendre à l’EI son dernier grand bastion en Irak.

Porter un coup fatal à Daesh

Les forces irakiennes ont également sécurisé lundi une zone stratégique sur les collines dominant l’aéroport de Mossoul.

En chassant l’EI de la deuxième ville d’Irak, Bagdad espère porter un coup fatal au groupe ultraradical sunnite qui avait proclamé en 2014 un « califat » à cheval sur l’Irak et la Syrie. C’est à Mossoul que son chef Abou Bakr Al-Baghdadi avait fait son unique apparition publique.

Les experts s’attendent donc à ce que les jihadistes défendent chèrement leur peau.

Les forces irakiennes peuvent compter sur les frappes de la coalition internationale qui a utilisé plus de 12.000 munitions contre l’EI depuis le début de l’opération sur Mossoul.