Assassinat de Kim Jong-Nam: Pyongyang récuse l’enquête malaisienne

ENQUETE La Corée du Nord affirme « ne pas faire confiance aux investigations menées par la police malaisienne »… 

20 Minutes avec AFP

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Kim Jong-Nam, en 2001 à Tokyo, et Kim Jong-Un, à Pyongyang le 9 mai 2016.
Kim Jong-Nam, en 2001 à Tokyo, et Kim Jong-Un, à Pyongyang le 9 mai 2016. — Shizuo Kambayashi, Wong /AP/SIPA

La tension monte entre la Malaisie et la Corée du Nord. Pyongyang « ne peut pas faire confiance aux investigations menées par la police malaisienne » sur l’assassinat à Kuala Lumpur de Kim Jong-Nam, demi-frère en exil du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, a déclaré ce lundi l’ambassadeur de la Corée du Nord.

« Sept jours se sont écoulés depuis (les faits) mais il n’y a aucune preuve indubitable sur la cause de la mort », a déclaré à des journalistes l’ambassadeur nord-coréen, Kang Chol, après avoir été convoqués au ministère malaisien des Affaires étrangères.

Relations tendues entre Kuala Lumpur et Pyongyang

L’ambassadeur nord-coréen avait été convoqué plus tôt dans la journée au ministère malaisien des Affaires étrangères après avoir affirmé que l’enquête malaisienne était politiquement motivée et accusé Kuala Lumpur de s’associer aux « forces hostiles » à la Corée du Nord. Le ministère malaisien des Affaires étrangères a rejeté ces accusations et annoncé qu’il rappelait son ambassadeur en Corée du Nord.

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La police malaisienne avait initialement informé l’ambassade de la Corée du Nord qu’un ressortissant possédant un passeport diplomatique était décédé de mort naturelle, a affirmé Kang Chol, selon une traduction en anglais de ses propos. L’ambassadeur a aussi accusé des policiers d’avoir battu le fils adolescent d’un suspect nord-coréen arrêté à Kuala Lumpur la semaine dernière dans le cadre de cette affaire.

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Cinq ressortissants nord-coréens sont soupçonnés d’être impliqués dans l’assassinat de Kim Jong-Nam apparemment empoisonné le 13 février à l’aéroport international de Kuala Lumpur où il devait prendre un avion pour Macao. La Corée du Sud a pointé du doigt son voisin du Nord, citant un « ordre permanent » de Kim Jong-Un pour éliminer son demi-frère, et une tentative d’assassinat manquée en 2012, après que Kim Jong-Nam avait critiqué le régime le plus fermé au monde.