VIDEO. Etats-Unis: Après avoir inventé un attentat en Suède, Trump tente de se justifier

MAISON BLANCHE Le président américain explique qu’il faisait référence à un reportage diffusé sur la chaîne conservatrice FoxNews…

H. B. avec AFP
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Le président américain Donald Trump.
Le président américain Donald Trump. — Evan Vucci/AP/SIPA

Evoquer des attentats qui n’ont jamais eu lieu est désormais une spécialité de l’administration Trump. Après sa conseillère Kellyanne Conway et son porte-parole Sean Spicer, c’est le président américain lui-même qui a « réécrit » l’histoire en inventant un attentat meurtrier en Suède lors d’un discours ce week-end.

Après le tollé suscité par cette fausse information, Donald Trump a tenté de se justifier. « Ma déclaration sur ce qui se passe en Suède se référait à un reportage diffusé sur (la chaîne conservatrice) @ FoxNews sur les immigrés et la Suède », a-t-il tweeté.

« Qu’est-ce qu’il a fumé ? », se demande l’ex-Premier ministre suédois

Une explication intervenue après que le ministère suédois des Affaires étrangères a activé son ambassade à Washington pour en savoir plus. « Nous avons contacté le (département d’Etat) américain pour comprendre et obtenir clarification », a déclaré à Catarina Axelsson, une porte-parole de la diplomatie suédoise.

Hors du milieu feutré de la diplomatie, les railleries sont allées bon train, notamment sur les réseaux sociaux. Très vite, la fausse information a fait le tour de Twitter, sous les hashtags #lastnightinSweden (hier soir en Suède) et #SwedenIncident (incident en Suède). L’ex-Premier ministre suédois Carl Bildt a ouvert le feu : « La Suède ? Un attentat ? Qu’est-ce qu’il a fumé ? ».

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Ce n’est pas la première fois que des membres de l’administration Trump font référence à des attentats inexistants, expliqués ensuite par des lapsus. La conseillère de Donald Trump Kellyanne Conwayn, qui a inventé la notion de « faits alternatifs », avait déjà fait allusion au « massacre de Bowling Green » lors d’une interview. Et le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a parlé trois fois en une semaine de l'« attentat d’Atlanta » (Géorgie), avant de se souvenir que celui-ci avait en réalité eu lieu à Orlando, en Floride.