Gouvernement Trump: Scott Pruitt, l'ami du pétrole et du charbon, confirmé à l'Environnement

ETATS-UNIS Malgré leur opposition, les démocrates n'ont rien pu faire...

P.B. avec AFP

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Le républicain Scott Pruitt arrive à la Trump Tower, à New York, le 7 décembre 2016.
Le républicain Scott Pruitt arrive à la Trump Tower, à New York, le 7 décembre 2016. — A.HARNIK/AP/SIPA

C’était l’un des choix les plus controversés de Donald Trump. Vendredi, après plusieurs semaines d’obstruction parlementaire, le climato-sceptique Scott Pruitt a été confirmé par un vote au Sénat à la tête de l’Agence pour l’environnement (EPA). Deux démocrates venant d’Etats riches en charbon ont voté pour lui, pour un vote final de 52 voix contre 46.

Ancien procureur général de l’Oklahoma, ce républicain de 48 ans a initié ou s’est joint à plus d’une douzaine de procès contre l’EPA, aux côtés d’industriels et de lobbyistes pour bloquer diverses régulations sur la pollution de l’air et de l’eau. Selon une enquête du New York Times, Pruitt a également participé, en 2014, à une alliance secrète avec des représentants de l’industrie du pétrole et du charbon. Récemment il affirmait dans un édito que le débat environnemental est « encore loin d’être tranché » et que « les scientifiques ne sont pas d’accord sur l’importance du réchauffement climatique ni sur son lien avec actions humaines ».

Démanteler le plan climat d’Obama

De fait, les républicains rêvent depuis des années d’amoindrir le rôle de l’EPA. Dès son premier jour à la Maison Blanche, Donald Trump a promis de démanteler le plan climat d’Obama. Le Congrès a déjà voté pour reprendre le forage du pétrole et gaz de schiste et pour autoriser les exploitations minières près des cours d’eau.

Reste une question majeure : les Etats-Unis se retireront-ils de l’accord de Paris sur le climat ? Trump l’avait promis pendant la campagne mais il a depuis indiqué qu’il restait « ouvert » sur la question, et la situation légale est plutôt confuse. La communauté internationale pourrait faire le forcing lors du prochain sommet du G20 pour solidifier l’accord, et trouver un allié inattendu dans la personne du nouveau chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson qui a apporté son soutien à l’initiative lorsqu’il était à la tête… d’ExxonMobil.

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