Etats-Unis: L’équipe de campagne de Trump accusée d’avoir été en contact avec la Russie

MAISON BLANCHE Le « New York Times » affirme que des conseillers du président ont communiqué avec de hauts responsables des services de renseignement russes avant son élection…

H. B. avec AFP
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Donald Trump à Palm Beach en Floride le 11 février 2017
Donald Trump à Palm Beach en Floride le 11 février 2017 — Nicholas Kamm / AFP

Déjà secouée par l’affaire Flynn, l’administration Trump doit désormais faire face à de nouvelles accusations de liens avec la Russie. Dans son édition électronique, le New York Times a affirmé mardi soir que l’équipe de campagne de Donald Trump avait eu des contacts répétés avec de hauts responsables des services de renseignement russes avant son élection.

Le tout serait prouvé par des conversations téléphoniques enregistrées et des registres de conversations téléphoniques.

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« En communication constante » avec Moscou

Selon CNN, des conseillers proches de Donald Trump étaient même en « communication constante » avec des Russes pendant la campagne. Des agents de la NSA et du FBI auraient ainsi intercepté un nombre indéterminé de communications

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Le seul membre de l’équipe de campagne du président Trump à être identifié par le quotidien new-yorkais est Paul Manafort, ancien consultant politique en Russie et en Ukraine. « C’est absurde », a réagi celui-ci auprès du journal. « Je n’ai jamais parlé en connaissance de cause avec des membres des services de renseignement russes. […] Ce n’est pas comme si ces gens-là portaient des badges affirmant : « Je suis un agent des services de renseignement russes » », a-t-il ironisé.

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« Donald Trump doit aux Américains une explication complète »

Conscient que l’épisode pourrait laisser des traces, après une campagne au cours de laquelle Donald Trump avait à plusieurs reprises tressé des lauriers au président russe Vladimir Poutine, l’exécutif a tenté d’envoyer des signaux contraires mardi. « L’ironie est que le président a été incroyablement ferme face à la Russie », a ainsi affirmé Sean Spicer, à la peine cependant pour appuyer ses dires.

« La démission du général Flynn est une indication troublante du dysfonctionnement actuel de l’appareil de sécurité nationale », a de son côté souligné le sénateur républicain John McCain. « Donald Trump doit aux Américains une explication complète sur les interactions de son administration avec la Russie, avant et après l’élection », a de son côté estimé la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.