Etats-Unis: Donald Trump reçoit Justin Trudeau ce lundi pour un premier face-à-face

DIPLOMATIE C’est le troisième dirigeant étranger reçu par le nouveau président américain…

20 Minutes avec AFP

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Canadian Prime Minister Justin Trudeau attends the funeral of former Israeli president and Nobel Peace Prize winner Shimon Peres at Jerusalem's Mount Herzl national cemetery on September 30, 2016.
Peres's death on September 28 at age 93 after suffering a major stroke triggered an outpouring of grief and tributes that hailed the Israeli ex-president's transformation from hawk to fervent peace advocate.
 / AFP PHOTO / Thomas COEX
Canadian Prime Minister Justin Trudeau attends the funeral of former Israeli president and Nobel Peace Prize winner Shimon Peres at Jerusalem's Mount Herzl national cemetery on September 30, 2016. Peres's death on September 28 at age 93 after suffering a major stroke triggered an outpouring of grief and tributes that hailed the Israeli ex-president's transformation from hawk to fervent peace advocate. / AFP PHOTO / Thomas COEX — Thomas COEX/AFP

Il a promis de parler à la fois avec « franchise et respect » au locataire de la Maison Blanche. Le président canadien Justin Trudeau rencontre ce lundi Donald Trump pour notamment esquisser un compromis sur le libre-échange mais aussi faire entendre sa différence, immigration en tête.

C’est le troisième dirigeant étranger reçu par le nouveau président américain, après la Britannique Theresa May et le Japonais Shinzo Abe.

La négociation sur l’Aléna s’annonce délicate

La renégociation, souhaitée par Donald Trump, de l’accord de libre-échange Aléna, qui regroupe Canada, Etats-Unis et Mexique, s’annonce délicate. Fervent partisan du libre-échange, Justin Trudeau avait, pendant la campagne électorale américaine, mis en garde contre la tentation du « repli » et du « protectionnisme ». Et il a rappelé vendredi avec force que « des millions de bons emplois des deux côtés de la frontière » dépendaient d’une circulation sans heurts des biens et des personnes.

>> A lire aussi : Immigration, «Obamacare» ou libre échange... Les premiers actes du Président Trump

L’exécutif américain est resté évasif sur la direction qu’il entendait donner aux négociations. Jugeant que l’Aléna, accord vieux de 23 ans, était une « catastrophe » pour les Etats-Unis et « très injuste » pour le travailleur américain, Donald Trump a jusqu’ici été nettement plus virulent sur le Mexique que sur le Canada.

Profond désaccord sur l’immigration

Si le Premier ministre canadien n’a pas commenté directement le décret Trump sur l’immigration, actuellement suspendu par la justice, il a clairement fait entendre sa différence. Au lendemain de la signature du texte très controversé, il soulignait que le Canada accueillerait « ceux qui fuient la persécution, la terreur et la guerre » indépendamment de leur foi. « La diversité fait notre force #BienvenueAuCanada », ajoutait-il dans un tweet.

« Le Canada restera toujours fidèle à ses valeurs qui ont fait de nous un pays extraordinaire, un lieu d’ouverture et de respect », a-t-il également souligné vendredi à Yellowknife, la capitale des Territoires du Nord-Ouest.

Les deux hommes sont en revanche à l’unisson sur le projet de gigantesque oléoduc Keystone XL reliant le Canada aux Etats-Unis, qui avait été bloqué par Barack Obama et auquel Donald Trump vient de donner une nouvelle impulsion.