Au Turkménistan, c'est encore possible de se faire élire président avec 98% des voix

ELECTION L’autocrate se présentait contre huit candidats presque inconnus, condamnés à faire de la figuration…

20 Minutes avec AFP

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Le président du Turkménistan Gourbangouly Berdymoukhamedov.
Le président du Turkménistan Gourbangouly Berdymoukhamedov. — Daniel Mihailescu afp.com

C’est un score digne d'« une république bananière ». Le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov, au pouvoir depuis 2006, a obtenu un troisième mandat avec 98 % des votes, a annoncé ce lundi la Commission électorale de ce pays d’ Asie centrale.

La commission a également annoncé un haut taux de participation, plus de 97 %, pour le scrutin qui s’est tenu dimanche, dans lequel l’autocrate se présentait contre huit candidats presque inconnus, condamnés à faire de la figuration.

Un règne à vie

Après deux mandats de cinq ans chacun, Gourbangouly Berdymoukhamedov doit cette fois rester au pouvoir au moins sept ans grâce à une réforme constitutionnelle adoptée en septembre. Dentiste personnel du premier président du pays Saparmourat Niazov puis devenu ministre de la Santé, Gourbangouly Berdymoukhamedov avait été élu une première fois en 2007 avec 89 % des votes après la mort de Niazov et reconduit en 2012 avec un score de 97,14 %.

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Dès son arrivée au pouvoir, Gourbangouly Berdymoukhamedov a rapidement mis en place son propre culte de la personnalité, à l’image de son prédécesseur et des autres pays de la région majoritairement dominés par des dirigeants autoritaires. Le Turkménistan a ainsi adopté en septembre une réforme constitutionnelle accordant davantage de pouvoir à son dirigeant, signe que le président Berdymoukhamedov se prépare à un règne à vie, comme Saparmourat Niazov.