Trump accuse les médias de passer sous silence des attaques terroristes

ETATS-UNIS «Ils ont leurs raisons et vous le savez bien», a lancé le président américain à une audience militaire...

P.B. avec AFP

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Donald Trump descend de l'hélicoptère Marine One, le 6 février 2017.
Donald Trump descend de l'hélicoptère Marine One, le 6 février 2017. — M.BALCE/SIPA/AP

La croisade de Donald Trump contre les médias continue. Après un curieux démenti jurant qu’il ne portait pas de peignoir comme l’affirme un article du New York Times, le président américain a lancé des accusations graves contre la presse qui, selon lui, passerait sous silence certaines attaques terroristes. « Ils ont leurs raisons, vous savez de quoi je parle », a lancé Donald Trump devant une audience militaire, sans fournir la moindre preuve.

Paris, Nice, San Bernardino

Alors que la Maison Blanche a promis « une liste », CNN se l’est procurée lundi soir. Et parmi plus de 70 attaques qui n’auraient, selon la Maison Blanche pas, ou peu, été couvertes, on trouve notamment les attentats de Paris, de Bruxelles et d’Istanbul, de Nice et de San Bernardino et de Miami. Or, ces événements ont tous fait l’objet d’une couverture intensive et en continu par les chaînes américaines et les journaux.

« Le groupe Etat islamique (Daesh) est engagé dans une campagne de génocide, commettant des atrocités à travers le monde », a déclaré Donald Trump depuis la base de MacDill (Tampa, Floride), centre militaire névralgique de la lutte contre le groupe djihadiste. Assurant que les « terroristes islamiques radicaux » étaient déterminés à frapper les Etats-Unis comme ils l’ont déjà fait lors des attentats du 11-Septembre, il a souligné que c’était aussi le cas en Europe. « Vous avez vu ce qui s’est passé à Paris et à Nice. Cela se passe à travers toute l’Europe. On est arrivé à un point où (les attaques) ne sont même plus rapportées par les médias », a-t-il affirmé, sans donner d’exemples.

Le massacre inventé par sa conseillère

Certains observateurs ont ironisé, lundi soir, se demandant si Trump voulait parler du « massacre de Bowling Green », inventé par sa conseillère la semaine dernière. Tournée en ridicule par les internautes, Kellyanne Conway pensait avoir désamorcé la polémique en plaidant pour un lapsus. Sauf qu’elle a parlé de ce fameux massacre imaginaire lors de deux autres interviews, avec Cosmopolitan et TMZ. L’ère des « faits alternatifs » continue, visiblement.