Trump attise les tensions internationales et adoube son nouveau secrétaire d'Etat

ETATS-UNIS Le président américain et son administration multiplient les déclarations diplomatiques incendiaires contre des pays rivaux ou adversaires de l’Amérique...

20 Minutes avec AFP

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Le président élu des Etats-Unis Donald Trump, le 9 décembre 2017, à Grand Rapids, Michigan.
Le président élu des Etats-Unis Donald Trump, le 9 décembre 2017, à Grand Rapids, Michigan. — Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le ton est monté contre l’Iran. Le président des Etats-Unis Donald Trump a attisé jeudi les foyers de tensions internationales, notamment avec l’Iran et la Russie, plaçant d’entrée dans une position inconfortable son nouveau chef de la diplomatie, l’ex patron d’ExxonMobil Rex Tillerson.

Deux semaines après son investiture, le président nationaliste et isolationniste et son administration multiplient les déclarations diplomatiques incendiaires contre des pays rivaux ou adversaires de l’Amérique, mais aussi contre des alliés ou partenaires, comme Israël, l’Australie ou le Mexique. L’Iran est particulièrement visé.

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De nouvelles sanctions contre Téhéran

Au lendemain d’une « mise en garde » de la Maison Blanche à la suite d’un test de missile balistique, l’administration Trump envisage de prendre de nouvelles sanctions contre Téhéran, ont indiqué des sources proches du dossier. Ces mesures de rétorsion contre des personnes ou des entités liées au programme iranien de missiles balistiques seraient la première traduction du durcissement annoncé par Washington face à la République islamique.

En revanche, une initiative plus large contre l’Iran semble pour l’instant écartée car elle mettrait en danger l’accord historique sur le nucléaire iranien scellé en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances. Cet accord a été la grande percée diplomatique du prédécesseur de Donald Trump, Barack Obama, qui s’était efforcé d’apaiser les tensions avec l’Iran.

« Des menaces « sans fondement, répétitives et provocatrices »

Au contraire, le président républicain a pris un ton belliqueux contre la puissance chiite : « Rien n’est exclu », a-t-il répondu à la presse à propos d’une action militaire. Téhéran a dénoncé des menaces « sans fondement, répétitives et provocatrices ». Beaucoup plus surprenant, Washington s’en est pris aussi à Moscou.

Alors que le rapprochement avec le président russe Vladimir Poutine est une priorité de Donald Trump, sa nouvelle ambassadrice à l’ONU Nikki Haley a « condamné les actions agressives de la Russie » en Ukraine. Devant le Conseil de sécurité, elle a affirmé que les sanctions contre Moscou seraient maintenues « jusqu’à ce que la Russie redonne le contrôle de la péninsule (de Crimée) à l’Ukraine ». Dans cette folle journée diplomatique, l’administration Trump a aussi pris ses distances avec Israël, l’allié historique, que le nouveau président américain n’a cessé de couvrir de louanges après les tensions de l’ère Obama.

Trump tape aussi sur l’Australie

La Maison Blanche a jugé que « la construction de nouvelles colonies » dans les Territoires palestiniens occupés pourrait « ne pas aider » à résoudre le conflit israélo-palestinien. Donald Trump a aussi tapé sur l’Australie, l’un des plus proches alliés militaires de Washington. Il a dénoncé un accord « stupide » forgé en novembre entre Canberra et le gouvernement Obama sur l’accueil aux Etats-Unis d’un millier d’immigrés légaux migrants parqués par l’Australie dans des camps offshore.

Le 45e président américain, au programme économique protectionniste, a aussi tapé sur l’une de ses cibles favorites, l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, qu’il a qualifié de « catastrophe ».