L'ancien patron d'ExxonMobile, Rex Tillerson, devrait être confirmé comme secrétaire d'Etat par un vote au Sénat.
L'ancien patron d'ExxonMobile, Rex Tillerson, devrait être confirmé comme secrétaire d'Etat par un vote au Sénat. — Steve Helber/AP/SIPA

NOMINATION

Etats-Unis: L'ancien PDG d'ExxonMobil et «ami» de la Russie Rex Tillerson confirmé comme secrétaire d'Etat

L'ancien PDG d'ExxonMobil a obtenu 56 voix au Sénat et devient le chef de la diplomatie américaine...

Des républicains avaient émis des réserves sur ce candidat salué par Moscou comme un « ami de la Russie ». Mais finalement, l’ancien PDG d’ExxonMobil Rex Tillerson a été confirmé, ce mercredi, au poste de secrétaire d’Etat par le Sénat. Il a prêté serment dans la foulée pour devenir officiellement le chef de la diplomatie américaine.

Tillerson a obtenu 56 voix pour et 43 contre. Tous les républicains l’ont soutenu, ainsi que quatre démocrates. Il s’agit seulement du sixième haut responsable du gouvernement Trump confirmé, alors que l’opposition démocrate fait de l’obstruction. Le nouveau chef de la diplomatie arrive en terrain miné.

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En 2013, après plus de 20 ans passés à négocier des contrats pétroliers, Tillerson a reçu la décoration russe de l’ordre de l’Amitié, la plus haute distinction réservée aux étrangers. Surtout, il s’est exprimé par le passé contre les sanctions imposées par les Occidentaux pour punir les agissements de la Russie en Ukraine. Alors que Donald Trump reste flou sur la question, John McCain, fervent critique de Moscou, a prévenu qu’il était prêt à engager un bras de fer au Sénat pour empêcher la levée des sanctions.

La confirmation de la ministre de l’Education mal engagée

Si Tillerson a finalement passé l’obstacle du Sénat, c’est loin d’être acquis pour Betsy DeVos. Mercredi, deux sénatrices républicaines ont annoncé qu’elle voterait contre la candidate choisie par Trump pour le poste de ministre de l’Education, suite à son audition catastrophique devant une commission parlementaire, la semaine dernière.

En cas d’égalité 50/50, le vice-président Mike Pence pourrait jouer les arbitres, mais il suffit en théorie d’une défection supplémentaire pour recaler la femme d’affaires.