La «sale guerre» reste loin

F. V.

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La récurrence des attentats en Algérie ces derniers mois ne signifie pas un retour à la «sale guerre» des années 1990 contre les islamistes, assurent les spécialistes. «Au regard de l'histoire récente, ce n'est rien», affirme Kader Abderrahim, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques. «Des attentats comme celui-là, avant, c'était tous les jours», renchérit Mohamed Mehdi, du «Quotidien d'Oran».

Les motifs aussi ont changé: le Front islamique du salut et le Groupe islamique armé voulaient mettre en place un Etat islamique. Les nouveaux djihadistes ont un objectif qui dépasse ce cadre religieux et national. D'après leurs derniers communiqués, ils veulent «déclarer la guerre aux dirigeants politiques des pays de la région qu'ils jugent impies, corrompus et inféodés aux Etats-Unis et aux Occidentaux», affirme Khadija Mohsen-Finan, chercheuse à l'Institut français des relations internationales.