Trump gèle l'entrée des ressortissants de sept pays musulmans et l'accueil des réfugiés syriens

ETATS-UNIS Le président américain a signé un décret controversé...

P.B. avec AFP

— 

Le président américain Donald Trump à bord d'Air Force One, le 26 janvier 2017.
Le président américain Donald Trump à bord d'Air Force One, le 26 janvier 2017. — Pablo Martinez Monsivais/AP/SIPA

Il l'avait promis, il l'a fait. Vendredi soir, Donald Trump un signé un décret sur l'immigration intitulé «Protéger la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis». Qui vise particulièrement les ressortissants de pays musulmans. Voici les trois mesures principales:

  • La suspension, pour une durée indéterminée de l’accueil des réfugiés syriens
  • La suspension, pour quatre mois, du programme américain d'admission de réfugiés, le temps de le passer au crible.
  • Le gel pendant trois mois de l'entrée aux Etats-Unis de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.

«Nous ne les voulons pas ici»

Lors d'une cérémonie en grande pompe au Pentagone, en l'honneur de son nouveau secrétaire à la Défense James Mattis, le président américain a annoncé qu'il mettait «sur pied de nouvelles mesures de contrôle pour maintenir hors des Etats-Unis les terroristes islamiques radicaux». «Nous ne les voulons pas ici», s'est exclamé le 45e président américain devant des hiérarques militaires réunis au ministère de la Défense, à quelques encablures de Washington.

«Nous voulons être sûrs que nous ne laissons pas entrer dans notre pays les mêmes menaces que celles que nos soldats combattent à l'étranger (...) Nous n'oublierons jamais les leçons du 11-Septembre» 2001, a proclamé Trump, en allusion aux attentats perpétrés par le groupe Al-Qaïda et qui ont traumatisé l'Amérique.

Les démocrates ont aussitôt critiqué le décret. «La statue de la liberté verse des larmes», a notamment écrit le patron de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer. Sur Facebook, Mark Zuckerberg a publié un long message appelant les Etats-Unis à «ouvrir leurs portes aux réfugiés».