Galvanisés par Trump et Pence, les anti-avortement donnent de la voix

ETATS-UNIS Le vice-président Mike Pence a participé à la «March for Life», vendredi...

P.B. avec AFP

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Plusieurs dizaines de milliers de personnes opposées à l'avortement ont participé à la March for Life, le 27 janvier 2017, à Washington.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes opposées à l'avortement ont participé à la March for Life, le 27 janvier 2017, à Washington. — Carolyn Kaster/AP/SIPA

C’est la première fois qu’un vice-président américain s’adresse à la foule lors de la March for Life. « Nous voici à un tournant historique », a lancé Mike Pence à la tribune de ce grand rendez-vous des militants anti-avortement qui se tient chaque année à Washington depuis 1974. « La vie est en train de gagner », a juré Pence.

Au total, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté, galvanisées par le soutien de Donald Trump, exprimé la veille sur Twitter. Mais si le Congrès contrôlé par les républicains devrait tenter de fermer le robinet du financement public au planning familial, un renversement de la décision de la Cour suprême Roe V. Wade, qui a légalisé l’avortement dans tout le pays en 1973, sera compliqué à obtenir.

Le combat ultime aura lieu à la Cour suprême

Donald Trump devrait annoncer son candidat pour la Cour suprême jeudi prochain. Mais il s’agit de remplacer le juge Anthony Scalia, décédé l’an dernier. Même s’il a promis de choisir un juge conservateur « pro-life », Donald Trump ne va pas changer l’équilibre de la Cour, qui compte cinq juges qui ont toujours voté pour soutenir le droit à l’avortement, contre quatre conservateurs.

Alors que la décision Roe V. Wade avait été prise à 7 voix contre 2, il faudrait une pression sociale sans précédent pour que la Cour suprême, même avec un ou deux juges conservateurs supplémentaires (en cas de décès ou de départ à la retraite d’un juge libéral actuel), renverse une décision qui a été la loi du pays pendant plus de 40 ans, estiment les experts en droit constitutionnel.