Moteurs truqués: L'ex-patron de Volkswagen visé par la justice allemande

AUTOMOBILE Il est soupçonné de fraude dans l’affaire des moteurs truqués du constructeur automobile allemand…

20 Minutes avec AFP
— 
L'ancien patron de Volkswagen, Martin Winterkorn
L'ancien patron de Volkswagen, Martin Winterkorn — Michael Sohn/AP/SIPA

Nouvel épisode dans le feuilleton des moteurs truqués. Le parquet de Brunswick, dans le nord de l’Allemagne, a annoncé ce vendredi avoir étendu une enquête déjà en cours à l’ancien patron de Volkswagen, Martin Winterkorn, soupçonné de fraude dans l’affaire des moteurs truqués du constructeur automobile allemand.

>> A lire aussi : Les investisseurs réclament 8,2 milliards d'euros à Volkswagen

« En raison des résultats actuels de l’enquête, le nombre de personnes inculpées a été élargi de 21 à 37 désormais. Parmi elles se trouve Martin Winterkorn », a déclaré le parquet dans un communiqué.

Martin Winterkorn, déjà visé par une enquête sur des soupçons de manipulation de cours, s’était défendu la semaine dernière des accusations de dissimulation devant une commission parlementaire allemande, affirmant n’avoir rien su du trucage des moteurs diesel avant que le scandale n’éclate en septembre 2015.

>> A lire aussi : Martin Winterkorn, un patron emporté par le scandale

Volkswagen devrait échapper à un procès

Mais selon le parquet, les investigations menées, les données saisies par les enquêteurs ainsi que les auditions de témoins apportent des « éléments suffisants » laissant penser que Martin Winterkorn a pu avoir été au courant plus tôt qu’il ne l’a dit de la tricherie.

Volkswagen avait admis en septembre 2015 avoir manipulé un logiciel sur 11 millions de ses véhicules dans le monde pour les faire passer pour moins polluants, une affaire révélée aux Etats-Unis.

>> A lire aussi : Volkswagen admet sa culpabilité et passe à la caisse

Peu après ces révélations, Martin Winterkorn, réputé pour son perfectionnisme et surnommé « M. Qualité » au sein du groupe, avait annoncé sa démission.

Volkswagen a accepté début janvier de plaider coupable de fraude et de verser des pénalités supplémentaires de 4,3 milliards de dollars aux Etats-Unis pour clore les poursuites pénales liées aux moteurs diesel truqués, a annoncé mercredi le département de la Justice.

Ce mélange de pénalités civiles et criminelles lui permettra d’échapper à un procès et vient s’ajouter aux 17,5 milliards de dollars que le géant de l’automobile allemand s’est déjà engagé à débourser pour couvrir les coûts du scandale.