Irak: le nº2 du Pentagone échappe à un attentat

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Une attaque digne d’un film d’action. Pour s’en prendre à l’hôtel Al-Rachid, à Bagdad, les terroristes ont déployé, hier matin, un véritable arsenal. Ce bâtiment, où logeait le secrétaire adjoint à la Défense américain, Paul Wolfowitz, en visite en Irak, est le mieux protégé de la capitale. Les assaillants ont dissimulé un lanceur multitubes de roquettes Katioucha dans une remorque garée sur un trottoir, face à l’hôtel. Vers 6 h 10, heure locale, 29 roquettes de 85 et 68 millimètres de diamètre ont été tirées sur le bâtiment. « Au total, a expliqué un officier américain, il y avait 40 roquettes. Onze d’entre elles ont été abandonnées sur le lance-roquettes de fabrication artisanale. » Bilan : un GI tué et 17 personnes, dont 11 Américains, blessées. Le nº 2 du Pentagone en est sorti indemne. Selon un haut responsable américain, il n’était pas visé, puisque l’attaque était en préparation depuis « un ou deux mois ». « Nous continuerons notre travail en dépit des actes désespérés d’un régime moribond », a déclaré Wolfowitz, deux heures après l’attaque, visiblement ému, la voix altérée et sans cravate. Avant d’ajouter que les Américains qui se trouvent en Irak, civils comme militaires, sont des « héros ». De son côté, le secrétaire d’Etat américain, Colin Powell, a admis hier après-midi que Washington était surpris par l’ampleur des attaques : « Nous ne nous attendions pas à ce que ce soit si intense et si long. Nous sommes dans une période très difficile », a-t-il affirmé sur NBC, tout en estimant que les Etats-Unis « ont la capacité de s’en sortir ».

explosions Deux explosions ont été entendues, hier soir, dans le centre de Bagdad bouclé par l’armée, où se trouvent l’ancien palais de Saddam et les bâtiments administratifs.