Maison-Blanche : Madrid déplore la disparition de la version espagnole du site Internet

ETATS-UNIS Disponible depuis 2009, la version du site rédigée dans la langue de Cervantès a disparu juste après l’investiture de Donald Trump…

20 Minutes avec agences

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Donald Trump lors de sa prestation de serment à Washington, le 20 janvier 2017.
Donald Trump lors de sa prestation de serment à Washington, le 20 janvier 2017. — Timothy A. CLARY / AFP

La version espagnole du site Internet de la Maison-Blanche a disparu de la Toile depuis l’investiture de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis vendredi. Les responsables de la plateforme, dont la version en espagnol existe depuis 2009, n’ont pas précisé si une mise en ligne de nouveaux contenus rédigés dans la langue de Cervantès était prévue. Mais le gouvernement espagnol a officiellement déploré ce changement dès lundi, mettant en avant le fait que 52 millions d’Américains parlent espagnol.

« Nous regrettons que la version espagnole de ce site Internet ait été supprimée. (…) Ce n’est pas une bonne idée de renoncer à un [tel] instrument de communication », a ainsi déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, depuis Barcelone (Espagne).

Première minorité ethnique du pays

Quant à Íñigo Méndez de Vigo, porte-parole du gouvernement et ministre de l’Education, il estime que l’impossibilité de consulter le site en espagnol « n’est pas une bonne nouvelle » dans la mesure où « la connaissance de différentes langues dans une société (…) démontre la richesse culturelle d’une nation ».

17,6 % des habitants des Etats-Unis sont d’origine hispanique. Ce qui, d’après le Bureau américain du recensement, en fait la première minorité ethnique du pays. Les Etats-Unis sont par ailleurs la deuxième nation mondiale en nombre d’hispanophones derrière le Mexique, selon une étude menée en 2015 par l’Institut Cervantès.

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Aucun Hispanique ne fait partie du cabinet de Donald Trump, du jamais vu depuis trente ans pour un président américain. Pendant sa campagne présidentielle, le nouveau chef d’Etat avait en outre estimé que Jeb Bush, l’un de ses adversaires des primaires républicaines, devrait arrêter de parler espagnol afin de « donner l’exemple ».