Le porte-parole de Trump promet «de ne jamais mentir»

MEDIAS Sean Spicer a tenté d'apaiser la polémique du week-end sur les chiffres de l'investiture...

P.B. avec AFP

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Le porte-parole de Donald Trump, Sean Spicer, s'en prend aux journalistes à la Maison-Blanche, le 21 janvier 2017.
Le porte-parole de Donald Trump, Sean Spicer, s'en prend aux journalistes à la Maison-Blanche, le 21 janvier 2017. — MANDEL NGAN / AFP

Un peu crispé, il a commencé par une blague sur son impopularité. Et puis Sean Spicer a tenté de calmer l’incendie qu’il avait allumé samedi en accusant les médias de mentir en minimisant l’estimation du nombre de personnes présentes pour l’investiture de Donald Trump. Au final, le nouveau porte-parole de la Maison Blanche a bousculé la tradition et s’est montré bien plus à son aise.

« Je veux m’assurer que nous ayons une bonne relation avec les médias », a-t-il assuré. « Est-ce votre intention de toujours dire la vérité ? », demande un journaliste ? « Oui, je crois que nous devons être honnêtes avec les Américains. Notre intention est de ne jamais vous mentir », répond-il. « Parfois nous parlons trop vite car l’information disponible n’était pas complète… ».

Des « fais alternatifs »

Samedi, lors d’une brève déclaration à ce même podium où il s’en était pris avec virulence aux médias, accusés d’avoir minimisé l’ampleur de la ferveur populaire envers Donald Trump, et avait lancé une série d’affirmations contredites par les faits. « Ce fut la plus grande audience ayant jamais assisté à une investiture, point barre, que ce soit en personne ou à travers le monde ». Les experts estiment cependant la foule clairsemée à 250.000 personnes, soit environ sept fois moins que les 1,8 million présents pour Obama en 2009.

Interrogée le lendemain sur ces « mensonges », Kellyanne Conway, proche conseillère de Donald Trump, avait avancé qu’il s’agissait en réalité de « faits alternatifs », une formulation qui a laissé sans voix une bonne partie de l’Amérique.

Quatre journalistes auront un siège « Skype »

Comme il l’avait annoncé, Spicer a également bousculé un peu la tradition de la « West Wing ». Il n’a pas donné la première question au journaliste de l’agence AP mais à un journaliste du New York Post, qui avait soutenu Trump pendant la campagne. Sont ensuite venues celles des correspondants de Christian Broadcasting Network et de Fox Business.

Le « press secretary » a enfin annoncé la création de quatre « sièges skype » pour donner la parole à des journalistes qui vivent loin de Washington et pourront poser des questions à distance, une façon de contourner les « médias traditionnels » voués aux gémonies durant la campagne.