Le climat et Obamacare, premières victimes de Donald Trump

ETATS-UNIS Le président a signé son premier décret et affiché ses priorités...

P.B. avec AFP

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Donald Trump a signé son premier décret dans la soirée, le 20 janvier 2017.
Donald Trump a signé son premier décret dans la soirée, le 20 janvier 2017. — Evan Vucci/AP/SIPA

Il n’a pas perdu de temps. Après avoir prêté serment vendredi à la mi-journée, Donald Trump a signé son premier décret dans la soirée. Sa première cible ? La réforme de la santé « Obamacare ». Et la refonte du site Internet de la Maison Blanche indique également son intention de s’attaquer à la loi Climat d’Obama.

Son premier décret a donc pour but « d’alléger le poids » de la Loi sur la Protection des Patients et les Soins Abordables, surnommée « Obamacare ». Les détails concrets restent plutôt flous, car les républicains n’ont pas encore vraiment proposé de plan global pour remplacer la loi actuelle. Donald Trump l’a signée dans un bureau ovale relooké : le buste de Martin Luther King a été retiré, celui de Winston Churchill revient, et le président a installé de nouveaux rideaux dorés.

La page changement climatique retirée du site de la Maison Blanche

Avec l’arrivée d’un nouveau président, le site de la Maison Blanche a été revu de fond en comble. Les internautes ont vite remarqué un changement majeur : la page sur le changement climatique a disparu, et elle a été remplacée par le projet énergétique « América First ». L’administration Trump compte notamment abandonner leur politique de réduction des énergies polluantes et reprendre le forage du pétrole et gaz de schiste pour créer des emplois et payer la rénovation des infrastructures publiques.

Sur le climat, le président Trump « s’engage à éliminer les politiques non nécessaires et nuisibles tel le plan d’action pour le climat et les eaux », mis en place par Barack Obama, le prédécesseur de Donald Trump, indique un texte posté sur le site de la Maison Blanche sitôt le nouveau président républicain investi.

Ce plan, baptisé « Climate Action Plan », adopté lors du second mandat de Barack Obama, a permis d’adopter des standards fédéraux pour éliminer les sources les plus polluantes, comme les centrales thermiques les plus anciennes, moderniser la production électrique, le tout sous la houlette de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) à qui de larges pouvoirs avaient été accordés. Dans l’immédiat, la Maison Blanche n’a pas encore annoncé sa décision sur l’accord de Paris.