Investiture de Donald Trump: Les trois moments du soir d'avant

ETATS-UNIS La journée de jeudi a été marquée par une apparition du président élu et par des manifestations d'opposants menés par Michael Moore et Alec Baldwin...

P.B.

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Donald et Melania Trump saluent plusieurs milliers de supporteurs à Washington, à la veille de l'investiture, le 19 janvier 2019.
Donald et Melania Trump saluent plusieurs milliers de supporteurs à Washington, à la veille de l'investiture, le 19 janvier 2019. — Evan Vucci/AP/SIPA

C’était le dernier jour avant l’Amérique de Trump. Jeudi, le président élu, ses supporteurs et ses opposants se sont montrés à Washington, en attendant la grande cérémonie d’investiture, vendredi. Voici les trois moments à retenir de la soirée.

1.Donald Trump veut « une grande Amérique pour tout le monde »

Le président élu est venu saluer plusieurs milliers de supporteurs sur les marches du Lincoln Memorial après un concert gratuit mené par la star country Tobby Keith. Son épouse à ses côtés, il a promis « de faire en sorte que l’Amérique soit grande pour tout le monde, partout dans le pays ». Son programme : « Nous allons ramener nos emplois. Nous n’allons plus laisser les autres pays voler nos emplois. Nous allons développer notre grande armée Nous allons renforcer nos frontières. » Le couple présidentiel devait passer la nuit à la Blair House, la résidence réservée aux hôtes de marque en face de la Maison Blanche.

2.Robert de Niro et Michael Moore contre Trump

Plusieurs manifestations se sont déroulées toute la journée dans plusieurs villes américaines. La plus importante a rassemblé des milliers de New Yorkais emmenés par Robert de Niro, Alec Baldwin et Michael Moore. « Nous sommes la majorité. N’abandonnez pas, je n’abandonnerai pas ! », a lancé le réalisateur, rappelant qu’Hillary Clinton avait remporté « près de 3 millions de voix de plus » que Donald Trump.

3.L’ultradroite organise son « deploraBall »

Hillary Clinton s’en était pris au « panier des ''deplorable'' (pitoyables) ». Plusieurs groupes d’ultra-droite ont organisé en réponse un « deploraBall » (bal des pitoyables). Le polémiste Mike Cernovich avait promis que les saluts nazis ne seraient pas tolérés, tout comme les images de Pepe the frog, classifiée comme un symbole de haine par la Ligue anti-diffamation. Avant l’événement, des échauffourées ont éclaté entre des participants au bal et des militants « antifa ». Pour le grand jour, vendredi, plus de 28.000 policiers et militaires ont été mobilisés.