Kadhafi légitime le terrorisme des «faibles»

LISBONNE Le dictateur libyen se rend en France lundi prochain...

avec AFP

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Après de longues années de purgatoire pour cause d'accusations de terrorisme, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi est attendu à partir de lundi à Paris pour une visite aux forts accents de retour en grâce diplomatique qui suscite doutes et critiques.
Après de longues années de purgatoire pour cause d'accusations de terrorisme, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi est attendu à partir de lundi à Paris pour une visite aux forts accents de retour en grâce diplomatique qui suscite doutes et critiques. — Patrick Kovarik AFP/Archives

Des propos sulfureux qui n'arrangent sans doute pas Nicolas Sarkozy qui assurait le mois dernier ne pas voir «de raison de ne pas recevoir le général Kadhafi» en France. Le dictateur libyen a légitimé vendredi le recours au terrorisme au cours d'une conférence publique à Lisbonne, où il doit participer samedi et dimanche au 2e sommet Europe-Afrique.
    
«Les superpuissances ont violé la légitimité internationale, le droit international et les Nations unies, et ont exécuté leurs décisions en dehors de ce cadre et donc il est normal que les faibles aient recours au terrorisme», a-t-il déclaré devant un parterre de 400 professeurs et étudiants.

«Aujourd'hui, tous les peuples ont peur. Après la Seconde guerre mondiale et la création de l'ONU, nous pensions que nous allions vivre en paix, mais les espoirs que nous avions mis dans l'ONU sont en train de disparaître», a-t-il poursuivi. «Il faut donner les compétences à l'Assemblée générale et non au Conseil de sécurité qui représente l'élite», a-t-il insisté.

Lors de la même séance, il a réclamé «des compensations pour la période coloniale». «Les forces coloniales doivent dédommager les peuples qu'elles ont colonisés et dont elles ont spolié les richesses», s'est-il enflammé.

Dans un entretien sur «Lefigaro.fr», le fils Kadhafi, Seïf el-Islam Kadhafi, a affirmé que plusieurs contrats seraient signés à Paris la semaine prochaine, dont l'achat «pour plus de 3 milliards d'euros d'Airbus» et d' «un réacteur nucléaire». «Nous négocions sur les Rafale», a-t-il ajouté.