Etats-Unis: Le Sénat va enquêter sur l'espionnage russe

GUERRE FROIDE L'ingérence de Moscou « suscit[e] de profondes préoccupations »...

G. N. avec AFP

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Le dôme du Capitole, où siège le Congrès américain à Washington.
Le dôme du Capitole, où siège le Congrès américain à Washington. — Jeff Malet/NEWSCOM/SIPA

Des sénateurs du Congrès à Washington ont lancé une enquête sur les actes d’espionnage reprochés à la Russie. Ils ont estimé que l’ingérence de Moscou dans la présidentielle 2016 et ses liens éventuels avec des partis politiques américains « suscitaient de profondes préoccupations ».

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Ces investigations bénéficient du soutien à la fois d’élus démocrates et républicains de la commission chargée du renseignement au Sénat. Dans le cadre de cette enquête, les sénateurs pourraient citer à témoigner des responsables du gouvernement de Barack Obama et de l’administration de Donald Trump qui va lui succéder vendredi. « Il est crucial d’avoir une compréhension complète du champ des activités de renseignement russes qui ont des conséquences sur les Etats-Unis », a souligné la commission chargée du renseignement au Sénat.

« Une campagne d’influence » ordonnée par Poutine

Les agences américaines de renseignement ont conclu que le président russe Vladimir Poutine avait « ordonné une campagne d’influence » par notamment des piratages informatiques pour favoriser la victoire électorale de Donald Trump. L’objectif de cette campagne russe de désinformation et de piratages était également de saper le processus démocratique américain et d’affaiblir une éventuelle présidence d’Hillary Clinton.

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Cette semaine ont également été dévoilés des documents à l’authenticité incertaine, qui affirment que les services russes d’espionnage disposeraient d’informations compromettantes sur Donald Trump. Ces notes allèguent de liens de longue date entre l’entourage du milliardaire et le Kremlin. Concernant ce dernier rapport, Donald Trump n’a eu de cesse de dénoncer des « informations bidon ». Au sujet de la campagne présidentielle, le futur président a reconnu mercredi pour la première fois que la Russie était à l’origine des piratages informatiques du parti démocrate.

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