Etats-Unis: Après Volkswagen, Fiat Chrysler emporté par un nouveau «dieselgate»

AUTOMOBILE Le groupe américano-italien aurait installé un logiciel sur des modèles Jeep Cherokee et des pick-ups Dodge Ram 500, fabriqués entre 2014 et 2016…

20 Minutes avec AFP

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Logo du groupe Fiat.
Logo du groupe Fiat. — Tiziana Fabi AFP/Archives

Nouveau scandale dans l’industrie automobile ?  Fiat Chrysler (FCA) a été accusé ce jeudi par les autorités américaines d’avoir installé sur 100.000 de ses moteurs aux Etats-Unis un logiciel provoquant une augmentation des émissions polluantes.

« Une fois encore, un grand constructeur automobile a pris la décision commerciale de contourner les règles et s’est fait attraper », a affirmé la patronne de l’agence californienne de l’environnement (Carb), Mary Nichols, qui participe à l’enquête avec son homologue fédéral de l’EPA.

« Une grave violation de la loi »

Le groupe américano-italien aurait installé ce logiciel sur des modèles Jeep Cherokee et des camionnettes à plateau (pick-ups) Dodge Ram 500, fabriqués entre 2014 et 2016, et n’en aurait pas informé les autorités, résume l’EPA dans un communiqué. En septembre 2015, dans la foulée du scandale Volkswagen, l’agence a procédé à de nouveaux tests montrant que ces voitures rejetaient dans l’air des niveaux « accrus » d’oxydes d’azote (NOx), des gaz tenus pour responsables de nombreuses affections respiratoires.

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« Le fait de dissimuler un logiciel qui affecte les émissions dans un moteur constitue une grave violation de la loi qui peut se traduire par une pollution néfaste de l’air que l’on respire », a commenté Cynthia Giles, une des responsables de l’EPA, citée dans le communiqué. L’agence fédérale a indiqué que le groupe automobile encourait des « pénalités civiles » tout en précisant poursuivre ses investigations pour déterminer si ces logiciels constituent des « logiciels truqueurs » interdits par la loi.

Chute en Bourse

Fiat Chrysler a aussitôt rejeté ces accusations en assurant respecter les « conditions requises » et en niant toute tricherie. Dans son communiqué, le groupe automobile, qui avait été sauvé de la faillite en 2009, prend soin de répéter qu’il a hâte de s’expliquer auprès de la « future administration » américaine, qui s’apprête à entrer en fonction le 20 janvier.

L’annonce des autorités américaines a en tout cas fait plonger le titre à Milan et à Wall Street où il chutait de près de 13 % vers 16h50 GMT après avoir vu sa cotation provisoirement suspendue.