Tunisie: Un millier de manifestants disent «non» au retour de djihadistes

SECURITE « Retour des terroristes, grande menace contre la sûreté du pays », ont scandé les manifestants dimanche dans les rues de Tunis…

20 Minutes avec agences

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Illustration du drapeau tunisien.
Illustration du drapeau tunisien. — Lefteris Pitarakis/AP/SIPA

A l’appel d’un mouvement citoyen, plus de 1 000 personnes se sont rassemblées dimanche dans le centre de Tunis (Tunisie) pour protester contre un éventuel retour au pays des djihadistes. « Retour des terroristes, grande menace contre la sûreté du pays », ont scandé vivement les manifestants encerclés par un important dispositif de sécurité.

Il y aurait plus de 5 000 ressortissants tunisiens dans les rangs d’organisations djihadistes à l’étranger, notamment en Irak, en Syrie ou encore en Libye, selon le groupe de travail de l’ONU sur l’utilisation de mercenaires. Pour le gouvernement tunisien en revanche, ils seraient moins de 3 000.

« On ne pardonne pas les criminels et on refuse leur retour »

La perspective d’un retour massif de ces combattants inquiète une partie des Tunisiens. D’autant que fin décembre, le syndicat national des forces de sécurité intérieure a souligné dans un communiqué que les djihadistes avaient « reçu des formations militaires et appris à manipuler toutes sortes d’armes de guerre sophistiquées ». Ils pourraient rejoindre les « cellules dormantes » du pays et « élargir le cercle du terrorisme ».

« Non au retour des terroristes au pays », « Tous les Tunisiens contre le terrorisme » ou encore « On ne pardonne pas les criminels et on refuse leur retour », ont également affirmé les manifestants dans les rues de la capitale.

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Colère contre le parti Ennahda et son chef Rached Ghannouchi

Agitant des drapeaux, les protestataires ont défilé sur l’avenue Habib-Bourguiba en chantant l’hymne national, avant de crier leur colère, notamment contre le parti islamiste Ennahda et son chef Rached Ghannouchi.

Celui-ci avait soutenu dans le passé l’idée de « repentance » pour les djihadistes tunisiens qui voudraient rentrer chez eux, à la condition qu’ils abandonnent la violence. « Ghannouchi, ces terroristes sont tes enfants et non pas les enfants de la Tunisie », ont crié les manifestants.

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