VIDEO. Etats-Unis : L’agression d’un jeune handicapé mental diffusée en direct sur Facebook

FAITS DIVERS Le jeune homme a été séquestré pendant 24 à 48 heures, ont fait savoir les autorités…

20 Minutes avec AFP

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Illustration de la police de Chicago
Illustration de la police de Chicago — SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Traumatisée, la victime peine à communiquer. Quatre personnes ont été appréhendées et placées en garde à vue après la diffusion d’une vidéo où on les voit maltraiter un jeune homme en criant des insultes racistes, a annoncé ce jeudi la police de Chicago, dans le nord-est des Etats-Unis.

Les suspects, qui sont noirs, et la victime, qui est blanche, sont tous de jeunes adultes.

La victime souffrirait d’un handicap mental

La vidéo, diffusée sur Facebook Live, a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux. Elle montre les quatre suspects en train de maltraiter le jeune homme apparemment attaché.

La victime, qui souffrirait d’un handicap mental, a été enlevée par les suspects dans une banlieue de Chicago et conduite dans un quartier du sud-ouest de la ville où elle a été séquestrée entre 24 et 48 heures, a déclaré la police, selon laquelle l’un des suspects avait connu la victime à l’école.

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Sur la vidéo, diffusée initialement par l’un des auteurs présumés des sévices, on voit les suspects rire pendant les sévices et crier de manière répétée : « Fuck Donald Trump ! Fuck white people ! » (Va te faire voir, Donald Trump ! Allez vous faire voir, les gens blancs !).

« Répugnant »

La vidéo montre le jeune homme accroupi dans un coin, bâillonné avec du ruban adhésif, et il semble avoir les mains et les pieds attachés. Ses vêtements sont en partie découpés, et une partie de ses cheveux sont coupés jusqu’au cuir chevelu, lequel présente une blessure qui saigne.

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« C’est répugnant », a déclaré au cours d’une conférence de presse le chef de la police de Chicago, Eddie Johnson. Il a annoncé que les quatre suspects étaient en garde à vue en attendant une inculpation.

Le jeune homme, traumatisé, a quitté l’hôpital où il avait été admis à la suite des faits.