Irak: Attentat suicide à Bagdad, où François Hollande est en visite

TERRORISME Selon un colonel de police, 32 personnes ont péri et 61 autres ont été blessées…

20 Minutes avec AFP

— 

François Hollande est en visite à Bagdad le 2 janvier 2017
François Hollande est en visite à Bagdad le 2 janvier 2017 — CHRISTOPHE ENA / AP POOL / AFP

L’attaque a eu lieu, quelques heures après l’arrivée sur le sol irakien du président François Hollande. Au moins 32 personnes ont été tuées et 61 blessées lundi dans un attentat suicide à la voiture piégée à  Bagdad, a appris l’AFP auprès de sources policière et hospitalière irakiennes.

Le groupe Etat islamique a, par l'intermédiaire de son agence de propagande Amaq, revendiqué l'attentat.

2017, «année de victoire contre le terrorisme», prédit François Hollande

François Hollande avait jugé un peu plus tôt dans la matinée qu'« agir contre le terrorisme ici en Irak, c’est aussi prévenir des actes terroristes » en France. Il a prédit que 2017 sera «une année de victoire contre le terrorisme».

De nombreuses victimes de l’attentat de Bagdad étaient des travailleurs journaliers qui attendaient d’être embauchés sur une place de Sadr City, un quartier situé dans le nord-est de la capitale, théâtre de fréquents attentats meurtriers.

Des photos du site de l’attentat partagées sur les réseaux sociaux montrent une colonne de fumée noire s’élevant dans le ciel et les blessés, dont certains très grièvement, en train d’être évacués.

Selon un colonel de police, 32 personnes ont péri et 61 autres ont été blessées. Un précédent bilan faisait état de 17 morts et 39 blessés.

La deuxième attaque en deux jours

Il s’agit du deuxième attentat à ensanglanter Bagdad en 48 heures.

Samedi, à la veille du Nouvel An, un double attentat revendiqué par l’organisation de l’Etat islamique dans un marché bondé du centre-ville a fait 27 morts et des dizaines de blessés.

L’Irak continue d’être régulièrement touché par des attentats à la bombe ou à la voiture piégée. Ils sont généralement revendiqués par le groupe jihadiste sunnite qui considère les musulmans chiites, majoritaires en Irak, comme des « hérétiques ».

L’EI a perdu une bonne partie des territoires qu’il avait conquis en 2014 dans ce pays, mais conserve son bastion de Mossoul dans le nord du pays que l’armée irakienne tente de lui reprendre avec l’aide d’une coalition internationale antidjihadistes.