Irak: un groupe rebelle diffuse une vidéo d’un otage britannique

TERRORISME Il exige le retrait des forces de Londres...

M.A. avec AFP

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Un groupe rebelle armé a menacé de tuer l'un des cinq otages britanniques enlevés en mai en Irak si la Grande-Bretagne ne se retire pas de ce pays, dans une vidéo diffusée mardi par la chaîne Al-Arabiya.
Un groupe rebelle armé a menacé de tuer l'un des cinq otages britanniques enlevés en mai en Irak si la Grande-Bretagne ne se retire pas de ce pays, dans une vidéo diffusée mardi par la chaîne Al-Arabiya. — Essam al-Sudani AFP/Archives

Un groupe rebelle armé a exigé, dans une vidéo diffusée mardi par la chaîne Al-Arabiya, que la Grande-Bretagne quitte l'Irak. Elle montre un homme présenté comme l'un des cinq Britanniques enlevés en mai en Irak. Le Foreign office, ministère des Affaires étrangères, a condamné la diffusion de cette vidéo et a appelé à leur libération «sans conditions».

Dix jours pour quitter l’Irak

Le groupe rebelle donne dix jours à Londres pour retirer ses troupes d’Irak. Les ravisseurs ne précisent pas quelles seront les conséquences si Gordon Brown, le Premier ministre, n'accède pas à leur exigence.

De son côté, le Foreign office a rapidement réagi affirmant que «cette vidéo qui sert seulement à aggraver la détresse des familles et des proches des otages. Quelle qu'en soit la cause, une prise d'otages ne peut jamais être justifiée. Nous appelons à nouveau ceux qui détiennent les hommes à les libérer sans conditions.»

Otages depuis six mois

«Je suis détenu depuis 173 jours et j'ai l'impression que nous avons été oubliés», déclare, dans la vidéo, un homme qui dit se prénommer Jason. Les cinq Britanniques avaient été enlevés le 29 mai par plusieurs dizaines d'hommes portant l'uniforme des commandos de la police irakienne, qui avaient fait irruption dans un bâtiment du ministère des Finances à Bagdad.

Les otages sont quatre employés de la société de sécurité canadienne Garda World et leur client, salarié de l'entreprise américaine de management BearingPoint. En juin, le général David Petraeus, commandant en chef des forces américaines en Irak, avait déclaré au journal britannique Times que les otages avaient été enlevés par un groupe financé, entraîné et armé par l'Iran. Il avait ajouté qu'il y avait eu plusieurs tentatives pour les libérer, précisant que les ravisseurs faisaient partie d'une cellule secrète de l'Armée du Mahdi, la milice du chef radical chiite Moqtada al-Sadr.