Sarkozy «progresse» en Algérie

Sa. C. avec AFP

— 

Le président français Nicolas Sarkozy poursuit sa visite de trois jours en Algérie où il a dénoncé lundi le système colonial.
Le président français Nicolas Sarkozy poursuit sa visite de trois jours en Algérie où il a dénoncé lundi le système colonial. — Eric Feferberg AFP

Bien mais peut mieux faire. La condamnation par Nicolas Sarkozy du système colonial, lundi, a été bien accueillie, mardi, par le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni, qui reste néanmoins un peu sur sa faim.

«Ça va dans le bon sens, mais nous disons toujours que ce n'est pas assez quand nous plaçons ces paroles dans leur contexte. C'est un progrès», a déclaré ce proche du président Abdelaziz Bouteflika en réaction au discours de Nicolas Sarkozy. «Je ne sais pas si les excuses sont nécessaires, mais utiles elles le seront toujours», a-t-il ajouté en marge de la visite que le chef de l'Etat français doit effectuer au site archéologique de Tipaza (70 km à l'ouest d'Alger).

«Condamnés à croire à une amitié possible»

L'absence d'excuses «n'empêchera pas d'avoir une vision nouvelle de nos relations. En France comme en Algérie, nous sommes condamnés à croire à une amitié possible», a-t-il poursuivi. «Oui, le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République: liberté, égalité, fraternité», avait-il déclaré, quelques heures après son arrivée à Alger pour sa première visite d'Etat depuis son élection en mai.

«Mais il est aussi juste de dire qu'à l'intérieur de ce système, il y avait beaucoup d'hommes et de femmes qui ont aimé l'Algérie, avant de devoir la quitter. Oui, des crimes terribles ont été commis tout au long de la guerre d'indépendance, qui a fait d'innombrables victimes des deux côtés», en soulignant: «c'est toutes les victimes que je veux honorer».