Les comptes Facebook ou Twitter des touristes examinés avant leur venue aux États-Unis

SÉCURITÉ Des renseignements à fournir sur la base du volontariat…

Lucie Bras

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Illustration Facebook
Illustration Facebook — LODI FRANCK/SIPA

Avant de profiter d’un trek dans les Rocheuses ou d’une balade dans le Grand Canyon, les touristes de 38 pays sont priés de montrer patte blanche en renseignant leur identité numérique. Facebook, Twitter, Google + ou Youtube… tous les autres réseaux sociaux sont concernés, d’après une information du site Politico. C’est l’office des douanes et des frontières américain (CBP) qui a mis la mesure en place.

Les réseaux sociaux scrutés pour détecter les menaces

Sur le formulaire d’obtention du visa en ligne, de nouveaux espaces sont apparus pour y écrire les pseudonymes. La mesure est facultative. Pour obtenir son visa, l’usager peut choisir de ne pas fournir ces données, qui peuvent être sensibles. Cette décision de sécurité censée repérer de potentielles menaces, en particulier les sympathisants du groupe Etat islamique, qui gravitent sur ces réseaux sociaux. Le CBP leur refuserait ainsi automatiquement l’entrée sur le territoire.

Malgré ces explications, sur les réseaux sociaux, certains usagers sont agacés, voire inquiets.

D’autres se réjouissent de ne pas être concernés par la mesure.

Les partisans de la liberté sur Internet s’inquiètent de l’usage de ces données.

Abigail Slater, la représentante d’Internet Association, le groupement des 40 plus grosses entreprises d’Internet, estime que cette décision pourrait même entraîner une réaction en chaîne : « Les pays démocratiques et non démocratiques vont maintenant penser qu’il est justifié d’exiger des touristes ces informations qui pourraient les compromettre. »