Le climat doit changer d'ère à Bali

Armelle Le Goff - ©2007 20 minutes

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Plus de 10 000 participants venus de 180 pays et une bonne nouvelle. Hier, alors que s'ouvrait la conférence des Nations unies sur le climat à Bali (Indonésie), le Premier ministre australien, Kevin Rudd, a annoncé avoir ratifié le protocole de Kyoto sur les changements climatiques. « Il s'agit du premier acte officiel du nouveau gouvernement australien, qui montre son engagement à s'attaquer au changement climatique », a déclaré Kevin Rudd, qui doit se rendre à Bali la semaine prochaine.

Le ralliement est symbolique. Les Etats-Unis sont désormais le dernier grand pays développé à ne pas reconnaître le protocole de Kyoto (1997), qui fixe la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), dont le CO2, à 5,2 % d'ici à 2012 par rapport au niveau de 1990. Or, pour les scientifiques, il est urgent de diviser par deux les GES d'ici à 2050. Sinon, le réchauffement climatique risque de dépasser les 2 °C. Seule solution : des mesures draconiennes dans les meilleurs délais. Mais pour cela, il faut « enrôler » les Américains, et si possible l'Inde, la Chine et les pays à la croissance exponentielle. C'est tout l'enjeu de la conférence de Bali, qui doit fixer les jalons d'un nouvel accord remplaçant celui de Kyoto. « Si nous sortons avec une déclaration commune lançant le processus avec un calendrier et une date butoir, je considérerai que Bali a été un succès », a affirmé hier Yvo de Boer, le secrétaire de la conférence. Et de prévenir : « Le monde entier attend des résultats. »