Mali: Une humanitaire française, Sophie Pétronin, enlevée à Gao

MALI Le rapt n'a pas encore été revendiqué, mais des soldats de la force Barkhane se sont lancés à sa recherche...

20 Minutes avec AFP

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Des soldats maliens à Gao, le 12 juillet 2016.
Des soldats maliens à Gao, le 12 juillet 2016. — SOULEYMANE AG ANARA / AFP

Une Française sexagénaire travaillant dans l'humanitaire, Sophie Pétronin, a été enlevée samedi à Gao, dans le nord du  Mali, par des hommes armés, a-t-on appris auprès d’une source de sécurité malienne et de deux élus locaux. Le rapt n’avait pas encore été revendiqué samedi soir, alors que le parquet de Paris a ouvert une enquête, pour enlèvement et séquestration en bande organisée.

Spécialisée dans l'assistance aux enfants mal nourris, au sein de l'association «Aide à Gao», Sophie Pétronin vivait depuis le début des années 2000 dans la grande ville du nord du pays. Cette médecin nutritionniste avait échappé de justesse en 2012, grâce à l'aide de rebelles touaregs qui l'avait exfiltrée vers l'Algérie, aux islamistes armés qui avaient pris pendant plusieurs mois le contrôle de Gao.

Ce dimanche, le ministère français des Affaires étrangères a confirmé son rapt, la veille de Noël, assurant «qu'en lien avec les autorités maliennes, les autorités françaises sont pleinement mobilisées pour rechercher et libérer, le plus vite possible, notre compatriote».

« Nous avons lancé des poursuites immédiatement » pour retrouver les ravisseurs, a indiqué la source de sécurité malienne, sans donner de détail sur l’identité de ces derniers et les circonstances de l’enlèvement.

Une région particulièrement instable

Gao, la plus grande ville du nord du Mali, située à 1.200 km au nord-est de la capitale Bamako, se trouve dans une région instable, dont le contrôle échappe encore largement aux forces de sécurité maliennes et étrangères qui participent à l’intervention militaire internationale toujours en cours dans le pays pour en chasser les groupes jihadistes.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à une rébellion de groupes touareg.