Attentat à Berlin: La Tunisie annonce l'arrestation de trois personnes liées à l'auteur présumé

ENQUETE Parmi eux, son neveu, qui a avoué avoir été en contact avec son oncle...

B.D. avec AFP

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Les experts de la police italienne, à l'endroit où a été abattu Anis Amri, le 23 décembre, à Sesto San Giovanni.
Les experts de la police italienne, à l'endroit où a été abattu Anis Amri, le 23 décembre, à Sesto San Giovanni. — DANIELE BENNATI / AFP

L’enquête concernant l’attentat perpétré sur un marché de Noël à Berlin continue, en Allemagne, en Italie, mais aussi en Tunisie, pays d’origine du terroriste présumé, Anis Amri. Le ministre de l’Intérieur tunisien, a annoncé ce samedi que trois personnes liées à l’auteur présumé, dont son neveu, avaient été arrêtées.

Ces trois personnes, des djihadistes présumés, ont été arrêtées vendredi. Selon un communiqué, ces trois suspects sont membres d’une « cellule terroriste (…) liée au terroriste Anis Amri qui a commis l’attaque de Berlin » et qui a été abattu vendredi près de Milan par la police italienne.

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Selon l’agence tunisienne TAP, citant le communiqué du ministère de l’Intérieur, ces trois djihadistes présumés sont âgés de 18 à 27 ans, et la « cellule terroriste » à laquelle ils appartiennent est active entre Fouchana, au sud de Tunis, et Oueslatia, ville de la famille Amri dans le centre du pays, a précisé le ministère.

« Le neveu a avoué qu’il était en contact avec son oncle à travers l’application cryptée Telegrampour échapper à la surveillance policière », a précisé le ministère, ajoutant qu’il avait fait allégeance au groupe Etat islamique (EI) dans une vidéo envoyée à Anis Amri.

« Emir » de la brigade « Abou al-Walaa ».

Le neveu, présenté comme le fils de la soeur de Anis Amri, a également avoué que ce dernier l’aurait incité à prêter allégeance à Daech et lui avait « envoyé des sommes d’argent » par voie postale sous une fausse identité pour l’aider à le rejoindre en Allemagne, selon le ministère. Le neveu a aussi affirmé que son oncle était « l’émir » d’un groupe djihadiste basé en Allemagne et connu comme la brigade « Abou al-Walaa ».

Selon le communiqué, le ministère public a ordonné de placer les trois suspects en garde à vue pour « soupçon d’appartenance à une organisation en rapport avec des crimes terroristes ».