«Une hausse réduite par les annulations de dettes»

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« Jacques Chirac a fait de l’aide publique au développement (APD) une des priorités de son mandat. Et c’est vrai que depuis deux ans, elle a augmenté. Mais, souligne Jean Merckaert du CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement), cette hausse est mangée par l’augmentation des annulations de dettes, comprises dans le calcul de l’APD, alors qu’elles ne devraient pas l’être. Nous exigeons plus de transparence sur le montant et la nature de ces allégements. » Régis Mabilais de Coordination sud, qui regroupe une centaine d’ONG françaises, se réjouit aussi de la hausse de l’APD, tout en « restant très prudent » : « De nombreux crédits prévus dans le projet de loi de finances 2003 ont été gelés dès février. Les ONG ont été durement touchées : 1 million d’euros sur 7,3 millions de subventions ont été gelés. La France est le dernier pays de l’Union européenne pour la part de l’APD affectée aux ONG : moins de 1 %, contre 5 % en moyenne dans l’UE. »