Attentat de Berlin: Les autorités allemandes critiquées après des dysfonctionnements

TERRORISME Anis Amri, le suspect numéro 1 qui fait l’objet d’un avis de recherche en Europe, était bien connu de la police…

20 Minutes avec AFP

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Une femmes déposes des fleurs en hommages aux victimes contre l'attentat de Berlin le 20 décembre 2016.
Une femmes déposes des fleurs en hommages aux victimes contre l'attentat de Berlin le 20 décembre 2016. — Jacques PEZET / 20 Minutes

Ratés, failles, dysfonctionnements… Les autorités allemandes sont sous le feu des critiques depuis que la police a révélé que le suspect tunisien de l’attentat au camion-bélier à Berlin était connu pour être un islamiste dangereux. Outre les critiques récurrentes concernant sa politique d’accueil généreuse des réfugiés en Allemagne, Angela Merkel doit maintenant affronter une controverse sur les dysfonctionnements des autorités à tous les échelons au sujet de la surveillance du principal suspect.

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« Ce n’est pas comme cela que nous allons garantir la sécurité de l’Allemagne », a dénoncé l’un des responsables du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel (CDU), Armin Laschet, à propos des failles ayant empêché l’arrestation ou l’expulsion d’Anis Amri. Le cas Anis Amri place « une loupe » sur les lacunes du système, a lancé un autre membre de la famille politique de la chancelière, Stephan Mayer.

Des failles « du système »

Amri était pourtant bien connu de la police. Pendant l’essentiel de l’année, il a fait l’objet d’une surveillance, notamment à Berlin où on le soupçonnait de préparer un cambriolage pour financer l’achat d’armes automatiques et un attentat. L’enquête a été abandonnée par le parquet en septembre faute d’éléments probants. Sa demande d’asile a par ailleurs aussi été rejetée mais son expulsion a été bloquée par son pays d’origine.

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Le New York Times affirme qu’il était connu des autorités américaines pour avoir au moins une fois été en contact avec l’Etat islamique et avoir fait des recherches sur internet afin de fabriquer des explosifs. Et le magazine allemand Der Spiegel, qui cite les écoutes téléphoniques de « prédicateurs » islamistes, affirme qu’il s’était proposé « depuis des mois » pour une mission-suicide. Malgré cette longue liste de suspicions, il a été laissé en liberté par manque de preuve ou, semble-t-il, de coordination entre les différentes administrations.

Des dysfonctionnements dans l’enquête

La police a d’abord perdu du temps avant de concentrer ses recherches sur le Tunisien, alors qu’un document d’identité le concernant a été découvert rapidement dans le poids lourd meurtrier. La police berlinoise a assuré jeudi que le porte-monnaie qui contenait ce document n’a été retrouvé que mardi, ce qui explique que les enquêteurs se soient d’abord focalisés sur un suspect pakistanais, finalement mis hors de cause. Le journal Süddeutsche Zeitung rapporte jeudi que les empreintes du Tunisien ont été retrouvées sur une portière du camion utilisé pour foncer dans le marché de Noël.

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Trois jours après l’attaque au camion-bélier, la police semble n’avoir aucune idée du lieu où il peut se cacher. Une récompense de 100.000 euros est même proposée. Le fugitif, probablement armé, « a pris le large », pronostique un enquêteur sous couvert d’anonymat dans Die Welt.