Sous-marins: La France et l’Australie signeront ce mardi leur mégacontrat

DEFENSE Le constructeur naval français DCNS a été choisi pour livrer 12 sous-marins dont le coût est estimé à 34 milliards d’euros…

20 Minutes avec AFP

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La ministre australienne de la Défense Marise Payne et le ministre français de la Défense Jean-Yves  Le Drian.
La ministre australienne de la Défense Marise Payne et le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. — William WEST

C’est « le plus gros contrat de défense de l’histoire australienne ». La France et l’Australie signeront ce mardi un accord intergouvernemental scellant un mégacontrat pour la livraison de 12 sous-marins d’attaque à la marine australienne, a annoncé ce lundi la ministre australienne de la Défense, Marise Payne.

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« Demain, le ministre (français de la Défense Jean-Yves) Le Drian et le Premier ministre [australien] Malcolm Turnbull agréeront officiellement l’accord intergouvernemental, le cadre légal qui gouvernera pendant les décennies à venir le partenariat entre l’Australie et la France sur les sous-marins », a-t-elle dit lors d’une conférence de presse à Sydney en présence de son homologue français.

Ce contrat va permettre de pérenniser 3.000 à 4.000 emplois en France

Le constructeur naval français DCNS, détenu à 62 % par l’Etat français, a été choisi en avril pour ce contrat, estimé au total à 34 milliards d’euros, pour la partie design, fabrication, maintenance et formation des personnels.

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Les 12 sous-marins Shortfin Barracuda commandés seront dérivés de la nouvelle génération de sous-marins nucléaires d’attaque Barracuda (99 mètres de long, 4.650 tonnes en surface), dont le premier exemplaire sera livré en 2019 à la Marine française. Ces bâtiments sont destinés à remplacer les sous-marins australiens conventionnels (à propulsion diesel ou électrique) de la classe Collins, qui datent des années 1990 et sont censés ne plus être utilisés à partir de 2026.

En France, le contrat, qui nécessitera 4 millions d’heures de travail pour DCNS et ses sous-traitants, va permettre de pérenniser 3.000 à 4.000 emplois.