Piratage: Moscou qualifie les accusations américaines d'«indécentes»

DIPLOMATIE « Il faut soit cesser d’en parler, soit apporter enfin des preuves », a prévenu la Russie…

20 Minutes avec AFP

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Le président américain Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine.
Le président américain Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine. — ALEXEI DRUZHININ / SPUTNIK / AFP

Moscou voit rouge. Les déclarations de la Maison Blanche accusant la Russie d’avoir perturbé l’élection présidentielle américaine à l’aide de piratages informatiques sont « indécentes », a estimé ce vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Concernant la responsabilité présumée de Moscou dans ces piratages, « il faut soit cesser d’en parler, soit apporter enfin des preuves. Sinon, tout ça est plus qu’indécent », a déclaré Dmitri Peskov aux journalistes en marge du déplacement du président Vladimir Poutine à Tokyo.

Représailles

La Maison Blanche a mis en cause jeudi Vladimir Poutine dans les cyberattaques qui ont pu avoir une influence sur le scrutin ayant abouti à la victoire de Donald Trump, le président Obama lui-même annonçant des représailles.

Selon les médias américains, des personnes liées à Moscou ont fourni au site WikiLeaks des emails piratés sur les comptes de l’ancien directeur de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, John Podesta, et du parti démocrate, entre autres.

La Russie a rejeté à plusieurs reprises les soupçons la visant, dénonçant des accusations « gratuites » et « non professionnelles », « non étayée par la moindre information ni preuve ». De son côté Donald Trump a de nouveau insinué jeudi que la Maison Blanche avait des intentions partisanes en accusant la Russie d’être à l’origine des piratages informatiques contre sa rivale démocrate.