Syrie: Un accord pour évacuer les combattants rebelles d'Alep a été trouvé

GUERRE Mercredi, la tentative d’évacuation des civils et rebelles de la ville avait échoué…

20 Minutes avec AFP
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Des civils tentent de voir Alep-Est le 12 décembre 2016.
Des civils tentent de voir Alep-Est le 12 décembre 2016. — STRINGER / AFP

L’évacuation des civils et rebelles d’Alep aura finalement lieu. Ce jeudi un nouvel accord a été trouvé pour permettre l’évacuation des rebelles d’Alep, a indiqué jeudi un haut responsable de l’armée syrienne, au lendemain d’une initiative similaire ayant échoué.

« Un accord a été trouvé pour faire sortir les rebelles (d’Alep), les préparatifs sont en cours », a précisé le responsable militaire, alors que des blessés et des civils doivent également être évacués de la dernière poche de l’opposition.

Quelque 4.000 rebelles ainsi que leurs familles seront évacués d’Alep, a annoncé jeudi par ailleurs la télévision d’Etat syrienne.

Les blessés et civils évacués les premiers

Des préparatifs étaient également en cours pour permettre l’évacuation de blessés et de civils par le sud d’Alep, a indiqué un haut responsable rebelle. Cette évacuation de civils n’a pas été confirmée par le responsable militaire.

« Les évacuations se feront du quartier de Ramoussa », un quartier dans la périphérie sud d’Alep, a indiqué un responsable rebelle du puissant groupe islamiste Ahrar al-Cham, en charge des négociations, Al-Farouk Abou Bakr. « Le premier contingent concerne les blessés et les civils », a-t-il souligné, précisant que les rebelles « viendront après » le premier ou le deuxième contingent.

Une source proche du régime au fait des négociations a en outre indiqué que des pourparlers s’étaient terminés jeudi à 03h00 (01h00 GMT).

Au terme d’un accord, les blessés et leurs familles sortiront les premiers puis les rebelles et leurs proches ainsi que « 250 militants » anti-régime non armés, selon elle. En outre, selon cette source, des blessés et malades de Foua et Kefraya, deux villages chiites assiégés par les rebelles dans la province voisine d’Idleb, pourront aussi être évacués vers des zones du régime.

Tentative avortée mercredi

Mercredi, l’évacuation des civils et rebelles n’avait pu avoir lieu, malgré un accord conclu sous la houlette de la Russie, allié du régime, et de la Turquie, parrain des insurgés, avant qu’Alep ne connaisse une nouvelle flambée de violence.

« Nous sommes en train de préparer le premier contingent qui concerne des civils blessés, leurs proches, et d’autres civils », a indiqué Ahmad Al-Dbis, à la tête d’une unité de médecins et de volontaires qui coordonnent les évacuations. Quelque 200 personnes doivent être évacuées pour ce premier contingent, a-t-il souligné, joint au téléphone par l’AFP dans les territoires rebelles dans l’ouest de la province d’Alep.

Un des bus qui doivent permettre l'évacuation des civils d'Alep, le 14 décembre 2016
Un des bus qui doivent permettre l'évacuation des civils d'Alep, le 14 décembre 2016 - GEORGE OURFALIAN / AFP

« Les gens sont en train de monter dans les bus maintenant », a-t-il assuré.