IVG: L’Etat du Texas veut imposer un enterrement après chaque avortement

ETATS-UNIS Le Texas pourrait imposer aux femmes qui avortent ou à celles qui font une fausse couche d’organiser des funérailles…

O. G.

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Illustration hôpital.
Illustration hôpital. — A. GELEBART / 20 MINUTES

De quoi décourager encore plus les femmes d’avorter ? Le très conservateur État du Texas a décidé d’imposer des funérailles aux femmes qui avortent ou à celles qui font une fausse couche en dehors de chez elles. En clair, toutes les femmes qui avortent dans cet état à l’hôpital, à la clinique, devront organiser et payer des funérailles pour l’embryon. Des obsèques particulières qui devraient voir le jour avant la fin de l’année, s’il n’y a pas de recours judiciaires.

Quel que soit le stade de la grossesse

Dans un article du site Salon, une journaliste dénonce cette volonté claire de l’Etat de limiter l’accès à l’avortement. « Malgré les protestations intenses de la communauté médicale et des défenseurs des droits en matière de procréation, l’État interdit aux hôpitaux, aux cliniques qui procèdent aux avortements et aux autres établissements de soins de se débarrasser des restes fœtaux dans les décharges sanitaires, en autorisant seulement la crémation ou l’inhumation de tous les restes », explique Alexa Ura, du Texas Tribune, dans cet article de Salon.

Et ce, quel que soit le stage de la grossesse. Toujours selon l’article, même lorsque « l’embryon est si petit qu’il est invisible, le médecin ou le professionnel de la santé devra toujours le traiter comme une personne décédée et proposer une sorte de sépulture ou une incinération pour elle.

De plus en plus d’avortements « maison »

Si la mesure est adoptée, les femmes risquent de choisir d’avorter à la maison. Ce qui est déjà une tendance selon l’article. Or, ces méthodes « maison » peuvent être risquées pour leur santé. Car plusieurs lois ont vu le jour dans cet état pour limiter l’accès à l’avortement. En effet, comme le rappelle Le Figaro, depuis 2011, l’État républicain a commencé à approuver toute une série de lois visant à restreindre le droit à l’avortement. Et le nombre de cliniques, qui font face à de plus en plus de contraintes, a ainsi chuté considérablement.