Donald Trump nomme au Trésor Steven Mnuchin, ancien dirigeant de Goldman Sachs

ETATS-UNIS L’ancien « Goldman boy » a confirmé ce mercredi la nomination du banquier Wilbur Ross à la tête du département du Commerce…

20 Minutes avec AFP

— 

Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor du président élu Donald Trump.
Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor du président élu Donald Trump. — Evan Vucci/AP/SIPA

Il est inconnu du grand public mais bien connu du monde de la finance. Steven Mnuchin, un banquier de Wall Street et ancien dirigeant de la banque d’affaires Goldman Sachs, a annoncé ce mercredi avoir été nommé secrétaire au Trésor de Donald Trump.

L’ancien « Goldman boy » a aussi confirmé la nomination de Wilbur Ross à la tête du département du Commerce, en charge de la politique industrielle américaine.

Des banquiers sans expérience politique

Interrogé sur ces nominations, qui n’ont pas encore été annoncées officiellement par l’équipe du président élu, Steven Mnuchin, 53 ans, a déclaré sur la chaîne de télévision CNBC : « Nous pouvons [le confirmer]. Nous sommes très heureux de travailler pour le président élu et honorés d’avoir été nommés à ces postes. » La nomination des deux hommes doit encore être confirmée par le Sénat.

>> A lire aussi : Tom Price, farouche opposant à l'avortement, nommé ministre de la Santé

Wilbur Ross, qui se trouvait à ses côtés pendant l’interview télévisée, est également un banquier qui gère son fonds d’investissement et s’est spécialisé dans le redressement d’entreprises en difficultés.

Ni l’un ni l’autre n’ont exercé de fonctions politiques précédemment, mais ils ont apporté tôt dans la campagne leur soutien à Donald Trump. Wilbur Ross, 79 ans, avait notamment travaillé avec le magnat de l’immobilier lorsque certains de ses casinos traversaient des difficultés à la fin des années 1980.

>> A lire aussi : Après négociations avec Trump, une entreprise américaine renonce à délocaliser 1.000 emplois

Les deux hommes seront notamment chargés de mettre en application la politique économique du président élu qui a promis en campagne de revenir sur les accords commerciaux de libre-échange et de garder les emplois industriels aux Etats-Unis. Il veut également réduire la fiscalité sur les entreprises et sur les ménages aux revenus les plus élevés afin d’encourager la consommation, l’investissement et la croissance.

Le ministre du Commerce n’est toutefois pas spécifiquement chargé du commerce international, une tâche qui revient au représentant spécial pour le commerce (USTR) qui n’a pas encore été nommé.