Tchernobyl: Le nouveau dôme métallique a été mis en place au-dessus du réacteur accidenté

UKRAINE Cette arche vient recouvrir le sarcophage bâti à la va-vite, en six mois, par des ouvriers soviétiques…

20 Minutes avec AFP

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Cette arche vient recouvrir le sarcophage bâti à la va-vite, en six mois, par des ouvriers soviétiques.
Cette arche vient recouvrir le sarcophage bâti à la va-vite, en six mois, par des ouvriers soviétiques. — SERGEI SUPINSKY

C’est une structure censée assurer la sécurité du site pour les 100 ans à venir. Le dôme de confinement financé par la communauté internationale a été mis en place ce mardi au-dessus du réacteur accidenté de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

En forme d’arche, cette cloche de confinement est une ossature métallique de 25.000 tonnes (36.000 tonnes avec les divers équipements prévus), de 108 mètres de haut et de 162 mètres de long. « Ce qui revient à pouvoir couvrir le Stade de France ou la Statue de la Liberté », résume dans un communiqué Novarka, coentreprise des groupes français Bouygues et Vinci, qui a conçu et réalisé l’arche.

« Confiner les poussières radioactives »

Cette arche vient recouvrir le sarcophage bâti à la va-vite, en six mois, par des ouvriers soviétiques connus sous le nom de « liquidateurs » après le pire accident nucléaire de l’Histoire, l’explosion du réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl, le 26 avril 1986.

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L’arche a deux objectifs : « confiner les poussières radioactives et permettre le démantèlement futur du réacteur accidenté ainsi que le retraitement des 200 tonnes de magma hautement radioactif de l’ancien sarcophage » arrivé en fin de vie, et ainsi « mis sous cloche pour les 100 prochaines années », a précisé Nicolas Caille, directeur du projet.

D’autres investissements nécessaires

Elle dispose également d’équipements et d’installations permettant les opérations futures de démantèlement du réacteur, dans des « conditions maximales de sécurité » tout en limitant « au maximum les interventions humaines », selon Novarka, la société commune entre Vinci et Bouygues qui a réalisé l’ouvrage.

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« De nombreux investissements seront encore nécessaires pour enterrer les matières radioactives qui seront récupérées », juge l’expert du Centre national ukrainien de l’écologie Olexi Passiouk.