Colombie: Un nouvel accord de paix signé avec les Farc

PAIX Le chef de la guérilla marxiste a déclaré que cela mettait « fin de manière définitive à la guerre »…

20 Minutes avec AFP
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Le président Juan Manuel Santos et le chef de la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Rodrigo Londono, ont signé la paix sous les applaudissements.
Le président Juan Manuel Santos et le chef de la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Rodrigo Londono, ont signé la paix sous les applaudissements. — LUIS ROBAYO

Après l’échec du référendum d’octobre, , mettant fin à plus d’un demi-siècle de conflit armé. Il devrait être ratifié par le Congrès, n’en déplaise à l’opposition.   et le chef de la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Rodrigo Londono, ont signé   sous les applaudissements, avec des « boligraphes » fabriqués à partir de balles du conflit.

« La paix va nous rendre l’espérance, la foi en l’avenir et la possibilité d’une vie meilleure pour nous et nos enfants », a déclaré Juan Manuel Santos lors de la brève cérémonie au théâtre Colon de Bogota. «  (…) car il contient les espoirs et les observations de l’immense majorité des Colombiens », a-t-il ajouté.



Un « gouvernement de transition » ?

Rodrigo Londono a assuré qu’avec cet accord, qui prévoit le désarmement des guérilleros et leur entrée en politique, les Colombiens mettent « fin de manière définitive à la guerre, pour confronter les contradictions de manière civilisée ».  a surpris en proposant de former un « gouvernement de transition dont l’objectif principal sera l’application intégrale de l’accord » et composé de « toutes les forces et tous les secteurs qui ont travaillé sans trêve » pour la paix.



« Il n’y a pas de doute que certains aspects ont été améliorés. Mais il y a des points substantiels qui n’ont pas été modifiés », a déclaré , dénonçant à la radio RCN « l’impunité totale » dont vont, selon lui, bénéficier les guérilleros coupables de crimes. L’ex-président et actuel sénateur envisage une pétition en faveur d’un autre « référendum sur trois, quatre, cinq points pour que les Colombiens mettent des limites afin de préserver l’Etat de droit ».

Le conflit, qui déchire  depuis les années 60, a impliqué une trentaine de guérillas de gauche, des paramilitaires d’extrême droite et l’armée, faisant plus de 260.000 morts, 60.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.