«Aide au retour»: La prime relevée à 2.500 euros pour les migrants volontaires

SOCIETE Cette majoration de 1.850 euros est une action ponctuelle concernant uniquement le demandes faites «avant le 31 décembre»...

20 Minutes avec agences

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Trois jeunes migrants à Calais, le 23 octobre 2016.
Trois jeunes migrants à Calais, le 23 octobre 2016. — SIPA

Le gouvernement a temporairement décidé « de porter à 2.500 euros le montant maximum d’aide au retour » pour les étrangers [hors Union européenne ou pays dispensé de visas] acceptant de rentrer volontairement dans leur pays, a indiqué ce mercredi Didier Leschi, le directeur général de l’Ofii (Office français d’immigration et d’intégration).

Une aide à la réinsertion sociale par l’emploi et par la création d’entreprise 

Jusqu’ici le dispositif en vigueur, inscrit dans la loi de juillet 2015 sur le droit au séjour des étrangers, proposait une l’allocation de base de 650 euros. Elle avait été augmentée une première fois de 350 euros en octobre. Mais cette majoration de 1.850 euros est toutefois une action ponctuelle, concernant uniquement les demandes faites « avant le 31 décembre », a fait savoir l’Ofii.

Les candidats au retour pourront en outre, selon les pays, bénéficier d’une aide de l’Ofii à leur arrivée à la réinsertion sociale, par l’emploi et par la création d’entreprise et ce, jusqu’à un montant de 10.000 euros.

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« Selon les pays, cela peut les aider à monter une petite entreprise », a assuré Didier Leschi, en précisant que la réinsertion se faisait sur place avec l’accompagnement d’un opérateur « pendant douze mois ». A noter que ce pécule ne doit pas servir à financer le billet d’avion, puisque l’aide au retour prévoit aussi une aide à la préparation du voyage ainsi que la prise en charge des frais de transport.

Augmenter significativement le nombre de départs volontaires aidés

L’idée est « d’augmenter significativement le nombre de départs volontaires aidés », dans le sillage du démantèlement de la Jungle de Calais, notamment pour les quelque 7.000 migrants évacués et logés en Centres d’accueil et d’orientation (CAO).

« Les Afghans sont sans doute les plus intéressés », a précisé Didier Leschi, alors que 400 d’entre eux ont pu bénéficier du dispositif depuis le début de l’année, contre 19 en 2015 sur la même période.

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Lancement des « centres de préparation et d’aide au retour »

Au total, l’Ofii a procédé à 3.051 retours cette année et « nous allons en faire aux alentours de 4.500 sur l’année pleine, c’est-à-dire presque autant que l’année dernière », a ajouté le directeur général de l’Ofii, qui a également lancé des « centres de préparation et d’aide au retour », sur le modèle de ce qui a été expérimenté depuis plusieurs mois à Vitry-sur-Orne (Moselle).

« L’idée est qu’à terme chaque département ait son propre dispositif », selon le responsable, avec au début de l’année prochaine l’ouverture d’un de ces centres à Paris également.

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