Les sept promesses sur lesquelles Trump est déjà revenu

ETATS-UNIS Depuis sa victoire, le président élu a beaucoup assoupli ses positions...

P.B. avec AFP

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Donald Trump le 22 novembre 2016 dans les locaux du «New York Times».
Donald Trump le 22 novembre 2016 dans les locaux du «New York Times». — Hiroko Masuike/The New York Times via AP

Il avait promis d’envoyer Hillary Clinton en prison, de construire un mur à la frontière mexicaine, d’expulser 11 millions de sans-papiers, de démanteler la réforme de la santé d’Obama et l’accord de Paris sur le climat. Mais depuis son élection, il y a deux semaines, Donald Trump a mis beaucoup d’eau dans son vin, comme le prouve son entretien de mardi avec le New York Times.

Clinton ne sera pas poursuivie sur ses emails ou sa fondation

« J’aurais plutôt tendance, quel que soit le pouvoir que j’ai en la matière, à dire ''allons de l’avant''. Ce sujet a été examiné depuis trop longtemps, jusqu’à la nausée », a affirmé le milliardaire. Poursuivre les Clinton « diviserait énormément le pays », a ajouté Trump, le jurant : « Je ne veux pas faire de mal aux Clintons ».

La torture ne sera sans doute pas rétablie

Il voulait rétablir la simulation de noyade dans le cadre de la lutte antiterroriste, mais il a changé d’avis après avoir parlé avec le général à la retraite James Mattis, qu’il envisage « très sérieusement » de nommer à la tête du Pentagone. « Il m’a dit ''Je n’ai jamais trouvé ça utile'' », préférant tenter d’obtenir la coopération d’un suspect. « Donnez-moi un paquet de cigarettes et deux bières, et je ferai mieux que ça », a répondu le général, laissant le futur président « très impressionné ».

Il « aime beaucoup » Barack Obama

Il l’avait qualifié de « pire président de l’histoire » pendant la campagne mais Donald Trump indique qu’il « aime beaucoup Barack Obama », estimant que le président américain « fait tout ce qui est en son pouvoir pour aider le pays pendant cette transition ».

Il est « ouvert » sur l’accord de Paris sur le climat

Il avait qualifié le changement climatique de « hoax inventé par la Chine ». Mardi, il a changé de refrain : « Je pense qu’il y a un lien (entre l’activité humaine et le changement climatique), il y a quelque chose, mais tout dépend dans quelle mesure ». Va-t-il pousser pour que les Etats-Unis se retirent de l’accord de Paris ? « Je regarde ça de très près. Je reste ouvert sur cette question ».

La réforme de la santé pas totalement démantelée

Trump va toujours demander au Congrès de faire annuler « Obamacare » mais il ne va pas complètement la « démanteler ». Le point protégeant les assurés sur les conditions préexistantes devrait être conservé, tout comme la limite de 26 ans pour rester sur l’assurance de ses parents.

Il « désavoue et condamne » un groupe d’extrême-droite

Alors qu’il avait retweeté des mèmes de l'« alt-right », cette mouvance qui puise dans l’extrême droite traditionnelle, la théorie de la suprématie blanche et le nationalisme économique, le président élu a pris ses distances, notamment avec le groupe mené par Richard Spencer, qui a fêté le résultat de l’élection en criant « Hail Trump, Hail our people, hail victory ». « Je les désavoue et je les condamne », a-t-il réagi Trump. Concernant son nouveau haut conseiller à la Maison Blanche, Steve Bannon, ex-patron du site Breitbart News, il précise : « Si je pensais qu’il était raciste, ou de l’alt-right, je ne penserais même pas à l’embaucher ».

Le mur sera « une clôture » sur certaines portions

Son « beau et grand mur » à la frontière mexicaine pourrait être plus modeste que prévu. Sur CBS, il avait indiqué le week-end dernier que « sur certaines portions, une clôture sera suffisante ». Il a également revu à la baisse les expulsions de sans-papiers, passant de 11 milions à « deux ou trois millions de criminels ».