Le Taser, «une forme de torture»

ETUDE C'est ce qu'affirme le Comité de l'ONU contre la torture...

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Le pistolet à impulsions électriques Taser, arme non létale dont la police et la gendarmerie commencent à s'équiper, est défendu par les policiers et leurs syndicats qui y voient une arme "anti bavure" mais dénoncée par Amnesty international qui demande "une évaluation rigoureuse" avant usage.
Le pistolet à impulsions électriques Taser, arme non létale dont la police et la gendarmerie commencent à s'équiper, est défendu par les policiers et leurs syndicats qui y voient une arme "anti bavure" mais dénoncée par Amnesty international qui demande "une évaluation rigoureuse" avant usage. — Jack Guez AFP/Archives

Le Comité de l'ONU contre la torture a estimé vendredi que l'utilisation du pistolet Taser à impulsions électriques constitue «une forme de torture» et «peut même provoquer la mort».

«L'usage de ces armes provoque une douleur aigüe, constituant une forme de torture», selon le Comité, composé de dix experts indépendants.

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«Dans certains cas (l'usage de ces armes) peut même causer la mort, ainsi que l'ont révélé des études fiables et des faits récents survenus dans la pratique», a fait valoir le Comité.

Le Comité a émis cet avis dans des recommandations délivrées vendredi à l'Etat portugais qui a acheté des armes électriques Taser X26 destinées à différents corps de police. C'est la même arme qui est utilisée par la police française.

«Renoncer à l'usage des Taser»

Le Portugal «devrait envisager de renoncer à l'usage des armes électriques Taser X26 dont les conséquences sur l'état physique et mental des personnes ciblées serait de nature à violer» les dispositions de la Convention anti-torture de l'ONU, ont recommandé les experts.

Les pistolets Taser ont été mis en cause récemment dans les décès de deux hommes au Canada et de trois autres aux Etats-Unis.