Vendredi soir, le Liban n'a plus de président

INTERNATIONAL Alors que le mandat d’Emile Lahoud expire à minuit, celui-ci a confié la sécurité du pays à l'armée. Une proposition rejetée…

Sa. C. avec AFP

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La séance parlementaire prévue au Liban pour l'élection d'un président vendredi, dernier jour du délai constitutionnel pour cette procédure, a été reportée, a déclaré jeudi à l'AFP Solange Gemayel, une députée de la majorité parlementaire antisyrienne.
La séance parlementaire prévue au Liban pour l'élection d'un président vendredi, dernier jour du délai constitutionnel pour cette procédure, a été reportée, a déclaré jeudi à l'AFP Solange Gemayel, une députée de la majorité parlementaire antisyrienne. — Hassan Ammar AFP

La séance parlementaire prévue vendredi pour l'élection d'un successeur au président libanais prosyrien Emile Lahoud, dont le mandat expire à minuit (22h GMT, c'est-à-dire 23h heures françaises), a été reportée à vendredi prochain, a annoncé le bureau du président du Parlement Nabih Berri.

«La séance a été reportée au 30 novembre, pour permettre plus de discussions et afin de parvenir à un accord» sur le futur président, a affirmé à la presse le porte-parole du Parlement Mohammed Ballout, lisant un communiqué officiel du bureau de Nabih Berri, l'un des ténors de l'opposition soutenue par Damas et Téhéran.

Dans le même temps, la coalition au pouvoir a averti le président Emile Lahoud qu'il devrait quitter le palais présidentiel dès l'expiration de son mandat vendredi à minuit, sous peine de poursuites judiciaires.

Vendredi soir, Emile Lahoud a décidé de «confier à l'armée la prérogative de préserver la sécurité sur l'ensemble du territoire et de mettre toutes les forces de sécurité sous l'autorité» de celle-ci, a affirmé son porte-parole. Le gouvernement libanais a d'emblée rejeté cette décision , la qualifiant de «non valable».