Chavez demande aux Farc des preuves de vie des otages

avec AFP

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Hugo Chavez entouré de la mère et la soeur d'Ingrid Betancourt lors d'une visite à Paris du président vénézuélien centrée sur les otages en Colombie.
Hugo Chavez entouré de la mère et la soeur d'Ingrid Betancourt lors d'une visite à Paris du président vénézuélien centrée sur les otages en Colombie. — Bertrand Guay AFP

Hugo Chavez fait fi de la décision de son homologue colombien. Le président vénézuélien a demandé jeudi au chef des Farc (guérilla marxiste colombienne), Manuel Marulanda, de lui adresser des preuves de vie de ses otages, bien qu’Alvaro Uribe ait mis fin à son rôle de médiateur jeudi.

Un site de dialogue dans les montagnes

«Etant donné que le processus a déjà été enclenché et qu'il existe des choses que l'on ne peut pas arrêter (...) j'espère que les Farc vont me faire parvenir des preuves de vie (de leurs otages). Je continue à attendre. Envoyez-les moi Marulanda», a déclaré Hugo Chavez dans une intervention en faveur de la réforme constitutionnelle au Venezuela qui doit être soumise à un référendum le 2 décembre prochain.

Le président du Venezuela est revenu en outre sur l'idée discutée en privé avec le président Uribe au Chili de créér un site de dialogue avec les Farc dans les montagnes colombiennes si la guérilla libérait un premier groupe d'otages. «Si tu décides de libérer ce groupe malgré ce qui s'est passé, je le recevrai ici avec plaisir. Les plus de 2.000 km de frontière entre la Colombie et la Venezuela sont ouvertes», a lancé Hugo Chavez à l'adresse de Manuel Marulanda sous des applaudissements nourris dans le principal théâtre de Caracas.

Une preuve de vie avant la fin de l'année

Médiateur dans ce dossier depuis trois mois, le chef d’Etat vénézuélien est venu à Paris mardi. S’il avait affirmé qu’il ne viendrait pas «les mains vides», il n’a pas été pas en mesure de fournir la preuve de vie tant attendue par les proches de l’ancienne candidate à la présidentielle colombienne, Ingrid Betancourt, enlevée en 2002. Le président vénézuélien a néanmoins assuré que Manuel Marulanda s’était engagé par écrit à fournir une preuve «avant la fin de l’année».