Beyrouth, ville sous haute tension à la veille de l'élection

David Hury - ©2007 20 minutes

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Les barrages militaires se sont multipliés dans les rues désertes de Beyrouth. Dans ce contexte très tendu, l'armée libanaise - qui affiche sa neutralité - apparaît comme le dernier garant de la paix civile dans le cas où le pays se réveillerait demain matin sans président ou avec un président n'ayant pas reçu l'approbation de toutes les parties.

L'armée - épaulée par les services sécuritaires - a déployé 10 000 hommes dans la capitale et ses alentours. Des mesures d'exception ont été prises pour sécuriser tout le centre-ville. Et, en début de semaine, Elias el-Murr, le ministre de la Défense, a publié un arrêté suspendant les permis de port d'armes accordés aux particuliers.

L'armée libanaise a-t-elle les moyens de maintenir le calme en cas d'émeutes ? Depuis la fin de la guerre contre Israël en 2006 et son retour au Liban-Sud, et plus encore avec la victoire sur les islamistes du Fatah al-Islam à Nahr el-Bared, elle a certes gagné en crédit. Mais elle reste sous-équipée et il est peu probable que, face à un arsenal tel que celui du Hezbollah par exemple, elle soit en mesure de faire le poids.