VIDEO. Salaire de président, juges anti-avortement... Les annonces de Donald Trump sur CBS

ETATS-UNIS Lors d’une interview sur la chaîne CBS, Donald Trump s’est longuement exprimé sur sa politique future…

M.C.

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Donald Trump dans l'émission «60 Minutes» sur CBS.
Donald Trump dans l'émission «60 Minutes» sur CBS. — CBS

Donald Trump dans le texte. Après les déclarations incendiaires du candidat et les propos radoucis du président élu, un certain flou planait sur les intentions du futur dirigeant des Etats-Unis, une fois qu’il serait à la tête du pays. Lors d’une interview sur la chaîne CBS, le milliardaire s’est longuement exprimé sur sa politique future.

Expulser jusqu’à 3 millions de clandestins

Donald Trump est resté inflexible sur l’immigration, thème clé de sa campagne mais aussi motif de profonde inquiétude pour des millions d’étrangers établis aux Etats-Unis. Il a fait part de son intention d’expulser jusqu’à 3 millions de clandestins.

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L’annonce a généré un couac avec la majorité républicaine. Interrogé sur la chaîne CNN, le chef de file des républicains à la Chambre des représentants, Paul Ryan, avait en effet assuré plus tôt dimanche que Donald Trump ne prévoyait pas de créer des équipes dédiées aux expulsions de clandestins et que la priorité restait la « sécurisation » des frontières.

Donald Trump a réaffirmé qu’il bâtirait bien « un mur » à la frontière avec le Mexique pour limiter l’immigration clandestine, mais qu’il pourrait être constitué aussi bien de béton que de « clôtures ».

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Aux milliers de manifestants : « N’ayez pas peur »

« N’ayez pas peur », a-t-il lancé aux milliers de manifestants qui le défient quotidiennement dans plusieurs villes des Etats-Unis. Des milliers de personnes ont encore défilé à New York dimanche, après des dizaines de milliers samedi, à New York comme à Los Angeles, et plusieurs milliers à Chicago. « C’est seulement parce qu’ils ne me connaissent pas », a affirmé Donald Trump.

A ceux qui agressent des minorités : « Arrêtez »

Il a également condamné les actes de violence et de harcèlement contre des minorités (musulmans, noirs ou hispaniques) qui, selon l’opposition démocrate et des associations, se sont multipliés depuis son élection. « Je dirais (aux auteurs de ces agressions verbales ou menaces) ne faites pas ça, c’est terrible, parce que je vais réunifier ce pays », a-t-il expliqué, se tournant ensuite vers la caméra pour dire « arrêtez ».

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Des juges anti-avortement et pro armes à la Cour suprême

Donald Trump a confirmé qu’il nommerait à la Cour suprême des juges anti-avortement et favorables au port d’armes à feu : « Voici ce qui va se passer. Je suis pro-life (anti-avortement) et les juges seront pro-life. Ils vont être très favorables au Deuxième amendement » de la Constitution, qui fait de la détention d’armes un droit pour chaque citoyen américain.

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Pas de remise en cause du mariage gay

En revanche, le président républicain n’a pas l’intention d’oeuvrer à une remise en cause du mariage homosexuel. Il a rappelé que la Cour suprême avait statué sur le sujet. « C’est la loi (…) Cela me convient », a-t-il dit.

Il renonce à son salaire de président

« Non, je ne vais pas prendre ce salaire. Je ne le prends pas », a dit le président élu, dont la fortune personnelle a été estimée par le magazine Forbes à 3,7 milliards de dollars. Il devrait donc percevoir, au lieu de 400.000 dollars (370.000 euros) par an, un simple dollar symbolique comme l’exige la loi.

Flexible sur l’Obamacare

Lors de cette première interview télévisée depuis son élection mardi, il a montré une certaine flexibilité sur « Obamacare », la loi emblématique du mandat de son prédécesseur qui permet à tous les Américains d’avoir une assurance santé mais dont le fonctionnement est très critiqué. Elle pourrait être amendée, et non simplement abrogée.

Son équipe

L’homme d’affaires, élu sur un discours populiste, a également cherché à établir une forme d’équilibre dans les premières nominations à son cabinet, en propulsant à deux postes clés de son administration le président du parti républicain et son ancien directeur général de campagne, une personnalité très controversée.

Il a désigné le président du parti républicain Reince Priebus comme secrétaire général de la Maison Blanche. Il s’agit d’un homme politique expérimenté qui orchestrera toute l’administration du nouveau dirigeant populiste et servira de lien avec les élus et le parti, sorti divisé de la campagne.

Mais il s’est aussi adjoint un « haut conseiller et chef de la stratégie » en la personne de Stephen Bannon, son directeur général de campagne, patron du site d’informations ultra-conservateur Breitbart News, qui entretient des liens avec des mouvements d’extrême droite européens.